lundi 15 décembre 2014

Contes et Histoires au Panthéon - Les Rêveries de Saint-Exupéry











Au Panthéon, 
Les 26, 27, 29 et 30 décembre à 10h30 & 14h30


Les Rêveries de Saint-Exupéry
Visite contée et théâtre



Embarquement immédiat au Panthéon ! 
Pendant ces vacances de Noël, Saint-Exupéry fait escale au Panthéon. Après une visite du monument, les familles sont invitées à rejoindre l’aviateur pour une représentation théâtrale, concoctée par la Compagnie Narrêvasion, où aventure et poésie se mêlent. A travers ses souvenirs et l’évocation de ses œuvres littéraires, Saint-Exupéry propose à l’assemblée de l’accompagner dans un merveilleux voyage ; de découvrir l’aéropostale et son chef d’œuvre : Le Petit Prince. 
Suite à ce grand périple imaginaire, une collation-surprise attend les enfants pendant que les parents visitent à loisir la crypte. 
En cette année de commémoration des 70 ans de sa disparition, il semblait incontournable de célébrer Antoine de Saint-Exupéry dont le nom est inscrit au Panthéon depuis 1965.


Les 26, 27, 29 et 30 décembre à 10h30 & 14h30

À partir de 7 ans

Réservation obligatoire au 01 44 32 18 00 sophie.gosley@monuments-nationaux.fr

Panthéon, place du Panthéon, Paris Ve www.pantheon.monuments-nationaux.fr

Droits d’entrée pour les adultes non soumis à la gratuité : Plein tarif : 7,50 € - Tarif réduit : 4,5 €
Entrée et animations gratuites pour les enfants





Rencontre avec Michel Pastoureau au Musée de Cluny - L'historien du Moyen Âge face à l'animal





Le mercredi 17 décembre 2014 à 18h30








Conférence par Michel Pastoureau, 

historien médiéviste, 

spécialiste des couleurs et de la symbolique médiévale. 

 

Musée de Cluny 
6, Place Paul Painlevé 
75005 Paris
Durée : 1h
Public : Adultes
Tarif(s)0€
Dans le cadre de la présentation temporaire "Les animaux font le mur".


Les animaux sont très présents dans le quotidien, l'imaginaire et l'art des hommes du Moyen Âge, beaucoup moins dans les études et ouvrages des historiens. Michel Pastoureau partage ses recherches et son intérêt pour le bestiaire médiéval.



Michel Pastoureau : "La couleur est une idée"

Interview parue dans Le Point.fr 

le 


Adolescent, il refusa qu'on lui offre un vélo désiré de longue date parce qu'il était jaune, et non vert, sa couleur préférée. Après une enfance parisienne un peu bohème, entre une mère pharmacienne à Montmartre et un père professeur de lettres proche des surréalistes, il s'enflamme pour le Moyen Âge et pour l'héraldique qui lui permet d'étudier la signification des couleurs et son évolution. Il va ainsi raconter les mille et une aventures du bleu ou du noir dans des enquêtes menées avec le brio d'un récit policier. Mais il a une autre passion, les animaux, particulièrement les plus réprouvés. Du cochon à l'ours en passant par les créatures merveilleuses des bestiaires médiévaux, il explore leurs métamorphoses dans les consciences. On ne s'étonnera guère que ce grand érudit vive au milieu des livres. Dans son appartement des quais de Seine, attenant à la bibliothèque de l'Institut dont sa femme est la conservatrice, les ouvrages débordent jusque sur le sol, dans un joli désordre. Rencontre.
Vous avez grandi entouré de peintres... Cela a forgé votre regard ?
Oui, très jeune. Mon père faisait partie du groupe surréaliste. C'était un ami d'André Breton, que j'ai vu souvent quand j'étais enfant. Je me souviens de son goût pour la couleur verte. Mon père avait beaucoup d'amis peintres, dont Yves Tanguy, Chirico, Marcel Jean. Il m'emmenait dans leurs ateliers, ce qui pour un petit garçon était un terrain de jeu magnifique ! Par ailleurs, trois de mes grands-oncles du côté de ma mère étaient aussi peintres. Autant dire que de tous les côtés j'étais entouré de couleurs et de tubes de peinture... 
Pourtant, vous êtes devenu historien... À cause d'Ivanhoé, comme vous l'avez raconté dans Les couleurs de nos souvenirs 
Sans doute ! Il s'agit du film de Richard Thorpe (1952), et non du livre de Walter Scott. La grand-mère d'un camarade tenait le cinéma paroissial en Bretagne, dans le village où je passais alors mes vacances ; j'ai pu voir le film chaque soir pendant toute une semaine. J'avais sept ans. À partir de cette date, j'ai préféré les chevaliers aux cow-boys : le Moyen Âge est devenu une passion, et il l'est resté. En particulier les XIIe et XIIIe siècles, la période à laquelle se passe Ivanhoé. C'est l'époque des tournois, de la chevalerie, des châteaux forts, des débuts de l'héraldique, des croisades, des cathédrales, bref, tout ce qui fait que le Moyen Âge est le Moyen Âge ! L'époque de Charlemagne n'est pas encore tout à fait le "vrai" Moyen Âge, et le XVe siècle, c'est déjà l'aube des temps modernes... 
Pourquoi avoir choisi d'entrer à l'École des Chartes ?
À cause de l'héraldique justement, une passion qui m'est venue vers l'âge de douze ans. Au lycée, lors d'un cours de dessin, le professeur nous avait fait dessiner un vitrail qui représentait des armoiries. Cela m'a fasciné sur le plan graphique, historique, symbolique. J'ai décidé d'en savoir plus. En outre, j'avais une tante chartiste, une autre conservatrice à la Bibliothèque nationale : j'étais dans le bain ! Et comme j'avais l'amour du latin (je lis et traduis du latin tous les jours depuis l'âge de dix ans...), le chemin était tracé. Pierre Bourdieu dirait que je suis un héritier. 
Votre projet de thèse sur le bestiaire héraldique médiéval a été mal reçu. Trop marginal ?
Mes professeurs ont essayé, c'est vrai, de m'en détourner. Soit ils trouvaient futile et un peu ridicule de s'intéresser à l'héraldique - cela n'allait pas avec l'austérité et l'érudition de l'École des Chartes... Soit ils trouvaient cette science rétrograde ou réactionnaire - c'était bon pour les passionnés de noblesse ou d'histoire militaire... Mais, moi, ce qui m'intéressait, c'était le document d'histoire, cette image très théorisée qu'est une armoirie, qui aide à comprendre comment sont construites et pensées la plupart des images du Moyen Âge... Dans le monde contemporain, beaucoup de signes sont les héritiers des armoiries médiévales : les drapeaux, les logos, les emblèmes sportifs, les panneaux du Code de la route... 
Vous aviez aussi le tort de vous intéresser à l'animal...
Oui, on considérait alors qu'il appartenait à la petite histoire. De même que l'histoire de l'alimentation et de tout ce qui concernait la vie quotidienne et la culture matérielle, un tel sujet d'étude ne paraissait pas sérieux. Mais en quarante ans, grâce à l'influence des ethnologues, des anthropologues, des linguistes, les historiens se sont mis à s'intéresser aux animaux. Il y a des modes en histoire, des sujets nobles et d'autres qui le sont moins. Aujourd'hui, les sujets traditionnels comme l'histoire politique, militaire, institutionnelle sont en recul, au point qu'on manque de travaux sur ces thèmes. À l'inverse, l'histoire des représentations, celle de la vie de tous les jours comme celle des sensibilités, a le vent en poupe. Ces modes sont parfois nuisibles, notamment parce qu'elles ont de l'impact sur les carrières, certains sujets étant plus "porteurs" que d'autres. 
Mais en quoi l'animal permet-il de comprendre l'imaginaire d'une époque ?
Les animaux touchent à tous les types d'histoire : économique, matérielle, alimentaire, quotidienne, religieuse, symbolique ! C'est un sujet carrefour non seulement pour l'histoire, mais pour les sciences humaines en général. Pour les historiens, c'est aussi un champ de recherche bien documenté ; les documents médiévaux sont très bavards sur les animaux. Et c'est aussi mon goût personnel qui m'a guidé. Très tôt, j'ai eu une passion pour l'ours, le corbeau, le cochon - j'ignore pourquoi ! J'ai beaucoup travaillé sur l'histoire des rapports entre l'homme et le porc. J'étudie actuellement un fait divers qui a eu des répercussions immenses au XIIe siècle : le fils aîné du roi de France Louis VI est mort dans Paris d'une chute de cheval, parce qu'un cochon s'est mis entre les pattes de sa monture. Ce fut une mort jugée infâme et un événement symbolique considérable.
Vous avez donc un faible pour les animaux réprouvés...
C'est vrai. Mais parce qu'ils sont honnis, ils laissent plus de documents que les animaux admirés. Le positif est souvent uniforme, alors qu'il existe toutes sortes de paliers du négatif ou du diabolique, ce qui fournit au chercheur tout ce qu'il faut pour écrire une histoire des forces du mal... Pensons au corbeau : aux yeux d'un homme du Moyen Âge, c'est un animal épouvantable ! La symbolique chrétienne du corbeau est très négative, notamment parce que dans la Bible, lors de l'épisode du déluge, au lieu de venir témoigner que les eaux du déluge se sont retirées, il préfère manger les cadavres. Et pourtant, c'est un animal fascinant. Les enquêtes les plus récentes sur l'intelligence animale montrent qu'il serait le plus intelligent non seulement des oiseaux, mais aussi de tous les animaux.
Mais derrière les symboles, vous l'avez montré, il y a souvent des stratégies délibérées...
Oui, les enjeux dépassent toujours la seule symbolique. Étant corpulent, je me suis intéressé à l'histoire de l'obésité. À partir de quand se pèse-t-on ? L'historien a du mal à répondre. Mais au coeur du Moyen Âge, on rencontre souvent des rois ou des princes qualifiés de gras ou d'obèses. Or, en fait, comme ce sont des moines qui écrivent, "gros" ou "gras" veut souvent simplement dire ennemi de l'Église. On ne peut jamais prendre un témoignage au premier degré. Les historiens du futur travaillant sur le vêtement auront parmi leurs sources nos magazines de mode. J'espère qu'ils ne seront pas naïfs au point de penser qu'en 2012 on était vraiment habillés comme ce que l'on voit dans ces magazines. Personne ne s'habille ainsi. C'est l'imaginaire du vêtement, mais ce n'est pas le vêtement porté. Les miniatures, les tapisseries, les vitraux du Moyen Âge nous parlent pareillement de choses qui sont plus idéologiques que descriptives. 
Mais peut-on dire pour autant que ces images sont fausses ? 
Bien sûr que non ! L'imaginaire, cela existe, je l'ai toujours proclamé haut et fort ! Il concerne tout le monde. Ce n'est pas le contraire de la réalité, c'est une réalité d'un autre type. Quand on est historien, on doit s'intéresser à l'imaginaire des sociétés, et si possible des individus. Pour ma période, il est très difficile de cerner l'individu, mais nous pouvons prendre en compte l'imaginaire collectif. De même, aujourd'hui, un sociologue qui travaille sur telle société doit prendre en compte son imaginaire, ses rêves, ses superstitions ; faute de quoi il mutilerait ses analyses. 
Pourquoi travailler sur le temps long de l'histoire ?
Je suis un médiéviste qui a du mal à s'enfermer dans le Moyen Âge. Par goût et parce que les problèmes que j'étudie ne s'enferment pas entre deux dates. Les choses changent lentement. C'est le cas pour l'histoire des couleurs. Ainsi, on possède depuis la fin du XIXe siècle des milliers d'enquêtes d'opinion sur les couleurs préférées des Européens. Or, les résultats sont toujours les mêmes, de 1880 à nos jours : le bleu arrive en tête (45 % des réponses). Et cela, dans toute l'Europe, malgré les nouvelles matières, l'apparition de l'électricité, les changements de société, etc. C'est fascinant ! Les mutations inouïes qui se sont produites au XXe siècle n'ont pas eu d'impact sur cette question toute simple : "quelle est votre couleur préférée ?" Ce qui prouve que ce qui est concerné, c'est bien l'imaginaire de la couleur, et non sa matérialité. Quand on dit aimer le bleu, on aime surtout l'idée de bleu.
La couleur est donc un fait culturel ?
Bien sûr, et ses problèmes, d'abord des problèmes de société. De plus les définitions, les conceptions, les perceptions des couleurs varient selon les cultures. Même si je me borne à l'Europe occidentale, je lis les travaux des autres et je sais bien, par exemple, que, pour un Japonais, le rouge est plutôt une couleur apaisante (l'idée du rouge tonique, excitant, est occidentale, et non universelle) ; que l'oeil japonais distingue mieux que nous différentes nuances dans les gammes des rouges, et surtout des blancs. La langue japonaise a ainsi pour certaines couleurs une richesse ou une subtilité de vocabulaire que les langues européennes ont du mal à traduire.
Mais que cherchez-vous en étudiant les couleurs ?
J'essaye de comprendre ce qu'est la couleur : une matière, une fraction de la lumière, une sensation, un ensemble de mots, un concept. Un Romain de l'Antiquité ne pourrait jamais dire qu'il aime telle ou telle couleur, alors que c'est banal pour nous. Pour lui, la couleur est une qualité, un attribut, pas une abstraction ni un concept. Pour nous, elle peut l'être : nos termes de couleurs sont à la fois des adjectifs et des substantifs. En ce moment, j'essaye de cerner quand, où, comment et pourquoi on est passé en Occident de la couleur-qualité à la couleur-concept. Il me semble que cela se situe entre le XIe et le XIIIe siècle et que l'héraldique a joué un rôle majeur dans ce processus.
Si cette notion n'existait pas, comment l'étudier dans les sociétés anciennes ?
C'est un problème qui se pose fréquemment à l'historien. Est-ce qu'il a le droit de projeter dans le passé des notions, des définitions, des classifications, des connaissances actuelles ? Où commence l'anachronisme ? Plus concrètement, quand on utilise en laboratoire des savoirs et des appareils d'aujourd'hui pour étudier les couches de couleurs que l'Antiquité ou le Moyen Âge nous ont transmises, n'est-on pas dans l'anachronisme ? Tous ces savoirs et ces appareils sont construits sur le spectre, inconnu avant le XVIIe siècle... Nos connaissances en physique ou en chimie sont simplement des étapes dans l'histoire des savoirs. Ce qui est vrai de l'histoire des couleurs l'est aussi de celle des animaux. La façon de les classer était très différente de la nôtre. Au Moyen Âge, la notion de mammifère n'existe pas. La baleine ou le dauphin sont des poissons. Et le dragon existe, c'est un animal véritable aux yeux de tous. Il serait anachronique de le considérer comme chimérique. 
L'idée prime donc sur la réalité ou la perception ?
Je crois que la couleur est avant tout une idée. Ce qui m'encourage dans cette voie, c'est que j'ai lu beaucoup de travaux sur les rapports que les non-voyants entretiennent avec elle. Or, il est attesté qu'un non-voyant de naissance possède à l'âge adulte la même culture des couleurs qu'un voyant. 
Mais pourquoi la couleur est-elle au coeur de tant de querelles idéologiques ? 
L'homme a toujours défini des couleurs honnêtes, et d'autres qui ne le sont pas. On possède des sermons des réformateurs protestants au XVIe siècle contre le rouge, le jaune et le vert, jugés déshonnêtes ! Les groupes sociaux se distinguent toujours par la couleur. Aujourd'hui encore, prenez une école primaire dans un quartier favorisé, et une autre dans un quartier défavorisé : les enfants ne sont pas du tout habillés de la même façon ! Dans les quartiers chics, la couleur est assez retenue, l'uni domine. Dans les quartiers pauvres, ce sont le bariolé et les couleurs vives, agressives. 
Depuis quand le noir est-il "chic" ? 
Toutes les couleurs sont ambivalentes, avec des aspects positifs et négatifs. Le noir du luxe, de l'élégance, existe depuis la fin du Moyen Âge, lorsqu'il devient à la mode en milieu princier. Cela laisse des traces jusqu'à aujourd'hui, avec le smoking, la petite robe noire... Cela n'empêche pas qu'il existe aussi un noir de la souillure, de la faute, de la mort ! 
Et être conseiller pour le cinéma, comme sur Le nom de la rose de Jean-Jacques Annaud ?
Cela m'a été utile. Pour ce film, nous étions huit historiens - j'étais chargé des couleurs, des vêtements, des emblèmes. Et Jean-Jacques Annaud nous posait des questions auxquelles nous ne savions pas répondre. Cela nous aidait à prendre conscience de nos méconnaissances. L'histoire se passait au XIVe siècle, et j'ai réalisé que si l'on connaissait bien la vie quotidienne, les objets, les vêtements, la vie religieuse, les mentalités, on ne savait presque rien sur les gestes. Comment se saluait-on à l'époque ? Difficile à dire...
Le bleu et le noir vous ont déjà inspiré deux livres. Et le vert, votre couleur préférée ?
Je suis en train de terminer un livre qui lui est consacré. Le vert, c'est la couleur du destin, de la chance et de la malchance, de l'espérance et du désespoir. Elle est associée à tout ce qui est changeant : la jeunesse, l'amour, l'argent, le hasard, la destinée... Aujourd'hui encore, dans les enquêtes d'opinion, 10 % des personnes interrogées disent le détester, presque toutes parce qu'elles pensent qu'il porte malheur. Il est vrai que pour fabriquer le vert on a longtemps utilisé des produits très toxiques, et il y a eu beaucoup d'accidents, aussi bien en peinture qu'en teinture. C'est aussi la couleur du Diable, des démons et des êtres étranges... 

jeudi 11 décembre 2014

Invitation 5ème - Le Verre à Pied reçoit l'écrivain Nan Aurusseau ce vendredi 12 décembre à 19h









vendredi 12 décembre à 19 h

L'Arbre à Lettres Mouffetard vous propose une
rencontre avec Nan Aurousseau 
au Verre à Pied, 
pour fêter la sortie de son livre, 
La ballade du mauvais garçon, paru chez Stock.



Le Verre à Pied
118 bis, rue Mouffetard
75005 Paris

L'Arbre à Lettres Mouffetard
2, rue Edouard Quénu
75005 Paris





Le Muséum national d'Histoire naturelle en appelle au financement participatif pour acquérir des minéraux "exceptionnels"









À l'occasion de la réouverture d'une partie de la Galerie de Minéralogie à Paris, le 19 décembre, le Muséum national d'Histoire naturelle invite le public à participer à l'acquisition de "minéraux exceptionnels".

A partir de jeudi, sur la plateforme de financement participatif My Major Company, le grand public pourra aider le Muséum à acquérir un à trois spécimens minéralogiques "remarquables", qui seront présentés dans l'exposition "Trésors de la Terre".

L'objectif de départ est fixé à 6.600 euros, correspondant au prix d'une "sphalérite" (cristaux de sulfure de zinc) de Roumanie, a indiqué le Muséum mercredi dans un communiqué.

Avec un montant de 16.500 euros, le Muséum pourra acquérir aussi une "bournonite" originaire de la Mine des Malines, dans le Gard.

Enfin si le montant collecté atteint 27.500 euros, le Muséum pourra faire l'acquisition d'un "béryl" en provenance de Madagascar, présenté comme "unique au monde". "Sa couleur bleu des mers du sud, mêlée à du vert opaline et des nuances d'émeraude, fait de ce spécimen un intermédiaire parfait entre les aigues-marines et les émeraudes", souligne le Muséum.

Les trois spécimens appartiennent aujourd'hui à des collectionneurs privés, a-t-on précisé au Muséum.

Selon le montant de leur participation, les donateurs pourront bénéficier d'avantages en contre-partie : invitations pour l'exposition, rencontre avec un chercheur...

L'exposition Trésors de la Terre doit ouvrir le 19 décembre dans la salle dite "des cristaux géants" de la Galerie de Minéralogie et de Géologie, qui est fermée depuis 10 ans pour rénovation. Elle présentera 600 spécimens de minéraux et météorites autour de 18 cristaux géants (AFP).













mercredi 10 décembre 2014

5ème - Concert des orchestres du 3ème cycle du Conservatoire Gabriel Fauré le mercredi 17 décembre à 20h30







Anne Hidalgo, Maire de Paris

Florence Berthout, Maire du Ve arrondissement

Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Maire de Paris, Chargé de la Culture

Pierre Casanova, Premier Adjoint à la Maire du Ve, Chargé de la Culture

Noël Corbin, Directeur des Affaires Culturelles

Hacène Larbi, Directeur du Conservatoire GABRIEL FAURÉ

ont le plaisir de vous inviter au concert donné par l’orchestre à cordes sous la direction de Laëtitia Trouvé et l’orchestre d’harmonie sous la direction de Pierre Boutillier.


Programme de la soirée des orchestres du 3ème cycle du Conservatoire Gabriel Fauré :

- Orchestre à cordes, Ralph VAUGHAN WILLIAMS - Fantaisie sur Greensleeves , Georges BIZET / arr. Stahl - Fantaisie sur des airs de Carmen pour cordes et harpes, 

- Orchestre d’harmonie MANHATTAN TRANSFER - Speak up Mambo, Barry MANILOW - Copacabana, Duke ELLINGTON – Caravan


Informations pratiques 

Mercredi 17 décembre 2014 à 20h30
Mairie du Ve arrondissement - salle des fêtes

Entrée libre dans la limite des places disponibles





Paris 5ème - Pour les 25 ans du Chœur d’Oratorio de Paris concert avec l'Orchestre de chambre d'Île-de-France





Le Choeur d'Oratorio de Paris sous la direction Jean Sourisse donnera pour son 25e anniversaire un grand concert, avec l'Orchestre de chambre d'Île-de-France les 13 et 14 décembre prochains.

  • Samedi 13 décembre à 21h
  • Dimanche 14 décembre à 15h 
avec l’Ensemble Jean-Walter Audoli - Orchestre de Chambre d’Ile-de-France
Œuvres de Jean-Sébastien Bach :
sous la direc­tion de Jean Sourisse :
  • messe brève en Fa majeur - BWV 233
  • messe brève en La majeur - BWV 234
sous la direc­tion de Jean-Walter Audoli :
  • concerto brandebourgeois N° 4 en Sol majeur - BWV 1049
  • cantate pour voix de basse "Ich habe genug" - BWV 82 
Solistes :
  • Sandra COLLET, soprano
  • Guilhem TERRAIL, contre-ténor
  • Yann TOUSSAINT, baryton



http://www.oratoriodeparis.asso.fr


Billetterie en ligne





samedi 6 décembre 2014

Invitation VOLCO-GIGNOLI-MOSNER au Café El Sur dimanche 7 Décembre à 18h30



Dimanche 7 décembre 2014 à 18 heures 30
au Café El Sur, 
35, boulevard Saint-Germain, Paris V
spectacle ZARCORTA 
avec le duo Volco - Gignoli et Ricardo Mosner

entrée libre dans la limite des places disponibles








ZARCORTA : Chansons et textes de Julio Cortázar récités par Ricardo Mosner avec des musiques originales de Pablo Gignoli au bandonéon et Sebastián Volco au piano. Spectacle crée pour la BPI au Centre Pompidou en octobre 2014.
Sebastián Volco, Pablo Gignoli et Ricardo Mosner jouent fréquemment ensemble, on a pu les voir, notamment, à la Galerie Lara Vincy, avec Le Collège de 'Pataphysique, au Chalet du Lac, à la Maison de l'Argentine, au Centre Pompidou, à Radio France, chez Isabel Marcenaro ... et, bien sûr, au Café El Sur.

Sebastian Volco et Pablo Gignoli sont argentins, compositeurs et chacun fondateur de leur groupe de tango et de musique à Buenos Aires (Orquesta Metafisica) et à Paris (TAXXI). Ils vivent actuellement à Paris et ont formé un duo de piano et bandonéon. Leur musique, très personnelle, est un mélange de tango, jazz, rock et d’autres musiques urbaines d’avant-garde. 
Ricardo Mosner, né à Buenos Aires est peintre, sculpteur, graveur, écrivain et homme de radio. Il vit et travaille à Paris. Entre 1970 et1980, il crée et joue une vingtaine de spectacles picturaux avec sa troupe le Teatr’en Poudre. Il a travaillé avec Copi, Jérôme Savary, Stephen Frears…
Pour la radio, il a écrit et joué des feuilletons et il participe à l’émission « Des Papous dans la tête » sur France Culture. L’anthologie et le dictionnaire de cette émission ont été publiés aux éditions Gallimard avec des textes, dessins et couvertures de Mosner. Il a imaginé "Zarcorta" pour les "Trois jours avec le Grand Cronope & l’Oulipo" à la BPI - Centre Pompidou. 


CAFE EL SUR
35, boulevard Saint-Germain
75005 Paris






jeudi 4 décembre 2014

Les Films du Jeudi et la Ligue des droits de l'Homme vous donnent rendez-vous le jeudi 4 décembre à 20h au cinéma Studio Galande








Conscient que son métier de photographe l’amène à questionner les gens sur ce qu’ils sont, Stéphane Ragot décide de retourner la question sur lui-même et de s’interroger sur son histoire et celle de sa famille. « Je suis Français, dit-il. Je veux regarder en face l’histoire dont je suis l’héritier. Je veux interroger un récit familial et national qui ne va pas de soi. Je suis Français de souche comme on dit, de cette souche vantée par les nationalistes et méprisée par les humanistes. Je refuse l’orgueil que me promettent les uns et je refuse la honte que me prescrivent les autres. Le pacte est rompu. Je suis Français et je refuse de me résigner au repli, à la défense, même passive, surtout passive, d’une permanence figée et imaginaire de l’identité française. Je suis photographe et je veux faire un film qui porte mon refus. Je veux donner à voir mon histoire, affirmer ma place. Tenir debout face à la violence symbolique d’une identité nationale asservie. »
Ses grands-pères, morts depuis longtemps étaient tous deux militaires pourtant leur histoire est bien différente. Paul le parachutiste, a fait une belle carrière d’officier, a reçu la légion d’honneur des mains du général de Gaulle, ses filles se sont mariées à des Saint-Cyriens. Pierre le légionnaire a été boucher, et ses états de service, dans la Légion, sont peu élogieux, enfant illégitime il fut rejeté par sa mère. En remontant dans leur histoire marquée par les guerres, Stéphane Ragot accomplit un travail minutieux d’historien, il nous fait découvrir une histoire de la France où l’on rencontre aussi bien des défenseurs de l’empire colonial, des témoignages de la « grande guerre », des badauds du défilé du 14 juillet. Un des moments les plus touchants est celui où des sans papiers en marche pour leurs droits se recueillent dans la nécropole militaire Notre-Dame de Lorette, près d’Arras, où à coté des croix portant les noms de soldats français, des tombes musulmanes portent la même mention « mort pour la France ».
Partant de cette démarche individuelle de reconstitution de son histoire familiale, Stéphane Ragot fait émerger des questions liées à l’identité personnelle, familiale et nationale. Il nous montre la perversité de la question de l’identité nationale et de tout ce qui la sous-tend dans une France tellement diverse : « Inoculé par un pouvoir qui parie sur la division et la stigmatisation, je vois le venin de l’identité nationale, loin d’avoir disparu avec le ministère du même nom, s’immiscer dans les tissus d’un corps social déjà tétanisé par la peur de l’autre. Je rejette les termes d’un débat biaisé et je refuse d’abandonner aux puissants l’usage des mots, des images et des symboles. »
Citons enfin les propos très élogieux de Jean Baubérot qui nous invite à voir et faire voir ce film : « …Voilà une œuvre qui parle magnifiquement de la France d’hier et d’aujourd’hui entremêlées. […]Un film qui, par la justesse de son propos, par la beauté de ses images, par l’impressionnant travail de montage réalisé, procure un vrai bonheur, un bonheur grave capable de panser des blessures secrètes ou béantes, les blessures que chacun d’entre nous porte. »
En même temps que le film, parait Patria lucida un livre des photos et des textes du film ainsi qu’un beau texte de Pierre Bergounioux intitulé « Qui nous sommes » (180 pages, format 20×28 cm, éditions, 30 euros).

Patria obscura
Documentaire, 2014
Durée : 83 mn
Réalisation : Stéphane Ragot
Distribution : DHR


Cinéma Studio Galande
42, rue Galande
75005 Paris





lundi 1 décembre 2014

Les rencontres d'Etienne Dolet - Un chercheur de renommée internationale évoque le site de Jussieu, la recherche à Jussieu et le 5ème arrondissement









Salah El Mestikawy est chercheur en neurosciences. Il utilise des approches de biologie moléculaire, biochimie et de neuroanatomie pour mieux comprendre les pathologies psychiatriques. 

Il dirige une équipe internationale de recherche basée à la fois au Québec à l’Institut Douglas (McGill University, Montréal) et en France à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6). 

En cette période ou un classement reconnu propulse la Ville de Paris meilleure ville étudiante au monde, Etienne Dolet a rencontré ce chercheur de renommée internationale pour parler du site de Jussieu, de la recherche à Jussieu et du 5ème arrondissement … 




LE SITE DE JUSSIEU 



Jussieu, une image du 5ème dans le monde : une continuité scientifique et environnementale des espaces et une plus grande ouverture sur la ville ?






Il serait souhaitable de réfléchir à l’idée de rejoindre le site de Jussieu et celui du Jardin des Plantes, site du Muséum. 

D'un point de vue scientifique, il s'agirait de permettre de fédérer des échanges entre les laboratoires qui se trouvent sur les deux sites, deux structures différentes de chercheurs en sciences, et d’ainsi créer un grand campus sciences (mathématiques, physique, biologie, développement, évolution, éthologie, etc…) 

D'un point de vue urbain, la suppression d’une partie de la rue Cuvier qui sépare les deux implantations pourrait être envisagée car cette portion de rue ne dessert aucune habitation. Ce nouvel aménagement pourrait être réfléchi dans le cadre de la réorganisation des flux suite au déplacement de l’entrée principale de Jussieu vers la rue des fossés Saint-Jacques. 

Dans le cadre d'un réaménagement urbain du site, il serait également bien d'avoir une réflexion sur les espaces verts internes au site, trop disparates et trop rares. 

Le rapport du site à la Seine et aux jardins qui la longent pourrait être revus. Dans notre 5ème arrondissement, il nous faudrait effectivement vraiment "repenser" notre rapport au fleuve et aux jardins : réfléchir en tous les cas dans un premier temps à faciliter, quai Saint-Bernard, le franchissement de la double barrière constituée par le flux des voitures sur le quai et le passage du RER en contrebas : il serait très valorisant pour notre arrondissement d’obtenir une continuité spatiale entre le site de Jussieu et les aménagements des quais Tino Rossi, avec bien sûr une plus grande attention apportée aux déplacements « doux » et piétons. 

L'intégration du site de jussieu dans cette nouvelle approche de l’espace urbain permettrait, outre l’intérêt scientifique, de créer une continuité environnementale des espaces verts par rapport à la Seine et une meilleure appropriation par les habitants et usagers de ce lieu à proximité du fleuve. 



Cependant, concernant certains espaces, une attention particulière doit être apportée à leur large ouverture sur la ville 



Barres Cassan



La barre de laboratoires, dite "barres de Cassan" sur le quai Saint-Bernard, bâtiment regroupant les laboratoires de neurosciences, n’est pas du tout conçue pour recevoir le niveau de technicité nécessaire aux recherches actuelles : absence de monte-charge permettant l’apport des machines, problèmes de désenfumage, absence de ventilation et de climatisation correctes pour les expériences, problèmes électriques, nuisances sonores, etc … 

La hauteur du bâtiment nécessiterait qu’il soir classé en "bâtiment de grande hauteur", classement qui impliquerait des mises aux normes du point de vue de la sécurité au feu. 

Il faut savoir que la vétusté de certains espaces internes au site de Jussieu donne une image surprenante, parfois négative aux yeux des étrangers chercheurs qui viennent travailler dans ces secteurs de recherche de pointe mondialement connus et reconnus. Il faut agir pour qu'il en soit autrement car il s'agit de notre image dans le monde. 

Les habitants du 5ème doivent savoir qu’il y-a une nécessité sécuritaire à ce que le site de Jussieu reste fermé la nuit. Nous avons une réelle problématique de « sécurisation des lieux » : trop nombreux vols d’ordinateurs et de matériel, présence de substances prohibées pouvant attirer, comme dans les hôpitaux, de potentiels toxicomanes, etc …. 



LA RECHERCHE EN NEUROSCIENCES A JUSSIEU 



L’INSB (Institut National des Sciences Biologiques) est constitué de plusieurs pôles. Parmi ces pôles, le développement et les neurosciences sont d’un très haut niveau. 
Le pôle biologie a souffert dans le passé de choix discutables concernant les nominations de chercheurs, cooptations, etc … 
L’équipe de direction actuelle a fait un remarquable travail au regard de ces difficultés qu’elle a dû gérer en héritage 



Les neurosciences dans le 5ème : une excellence à faire connaitre 



Les neurosciences sont très développées dans le quartier : Collège de France, ENS, ESCPI, Salpetrière, Institut du Fer à Moulin, Paris 5 Descartes, etc … 

Il est fondamental de garder ces lieux proches les uns des autres et au coeur de Paris. L’éclatement sur le 5ème en différents sites ne semble pas être un réel problème car les échanges se font aussi grâce aux réseaux internet. Les échanges entres les différentes structures sont tout à fait au point et performants. 

Très peu d’habitants du quartier savent qu’il existe une remarquable Ecole des Neurosciences de Paris (ENP) rue du Fer à Moulin. L’ENP sélectionne les meilleures équipes en neurosciences et offrent d’encadrer des thèses aux meilleurs étudiants étrangers. C’est une structure qui fonctionne extrêmement bien et qui possède une très grande visibilité et attractivité. Elle se retrouve fréquemment en compétition avec les meilleures universités du monde. Sa puissance tient en partie à la qualité des laboratoires associés mais également indéniablement à sa localisation à Paris dans le 5ème arrondissement. 

















Une problématique récurrente et handicapante dans notre arrondissement : le logement des chercheurs 


Le problème principal, récurrent, de notre arrondissement reste encore la pénurie de logements pour les chercheurs qui viennent du monde entier dans le 5ème. Lors de la restructuration du site, des logements temporaires ont été prévus et aménagés pour les chercheurs de passage, mais ils sont encore trop peu nombreux et restent donc très difficile à obtenir. Cette pénurie rend particulièrement compliqué l’accueil de chercheurs de renoms qui préfèrent du coup d’autres villes de France ou même d’autres pays européens plus accessibles dans la vie quotidienne. 

Il est absolument vital pour notre arrondissement universitaire de renommée mondiale, que par exemple la restructuration du site de Censier prenne en compte ce problème des logements de chercheurs de passage à Paris. 

Il serait peut-être aussi possible de construire des logements pour les chercheurs et étudiants de Jussieu sur les terrasses hautes du Jardin Tino Rossi. Ces terrasses hautes sont effectivement la plupart du temps désertées des promeneurs car trop proches de la voie routière.



Terrasses hautes




Une réflexion à propos de la conservation de liens avec les anciens étudiants du 5ème 


Il serait également très profitable pour le 5ème arrondissement de réfléchir à promouvoir les associations d’anciens étudiants extrêmement actifs à l’étranger, et malheureusement bien moins en France. 

La conservation de liens et la valorisation par le 5ème arrondissement de ces anciens étudiants ayant travaillés, habités, vécus dans le quartier permettraient sans aucun doute d’assurer des retombées économiques, y compris à long terme, non négligeables. Effectivement, ces anciens étudiants une fois retournés dans leurs pays d'origine restent la plupart du temps extrêmement attachés au 5ème arrondissement auquel ils doivent souvent beaucoup.