lundi 20 octobre 2014

Bibliothèque Sainte-Barbe - Conférence théâtralisée "Péguy avec Jaurès, Péguy contre Jaurès"








Péguy avec Jaurès, Péguy contre Jaurès, conférence "théâtralisée" le jeudi 23 octobre, 20h30

par Jérôme Pélissier, avec la participation des membres de la troupe du spectacle Ranimer tous les soleils : Jaurès ou la nécessité du combat (Compagnie de l’Aigle de sable)

L’histoire de la relation de Péguy à Jaurès se résume et se cristallise dans la célèbre phrase de Péguy : « Tout commence en mystique et finit en politique » (Notre Jeunesse, 1910). 
Socialistes tous deux, unis dans le combat dreyfusard, ce sont les suites de l’Affaire qui devaient consommer leur rupture. Leurs engagements divergents face à la menace de guerre la rendirent définitive. L’un assassiné au nom de son Pacifisme, l’autre engagé dès les premiers mois de la mobilisation et mort au Champ d’Honneur.

Le jeudi 23 octobre, 20h30
Entrée libre sur réservation
réservation par mail à : bsb-invit@listes.univ-paris3.fr
Informations mises à jour sur le site de la bibliothèque : www.bsb.univ-paris3.fr

Bibliothèque Sainte-Barbe
4, rue Valette – 75005 PARIS
Téléphone : 01 56 81 76 00 Fax : 01 46 34 15 53
Mail : bsb@univ-paris3.fr www.bsb.univ-paris3.fr


dimanche 19 octobre 2014

Institut du Monde Arabe - Rencontre avec Fouad LAROUI







Le mercredi 22 octobre 2014 à partir de 18h30, rencontre avec Fouad LAROUI : Les Tribulations du dernier Sijilmassi 

Séance animée par François ZABBAL 

Adam Sijilmassi revenait d’Asie où il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu’il survolait la mer d’Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : « Que fais-je ici ? » Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors que son père et son grand-père, qui avaient passé leur vie dans les plaines des Doukkala, n’avaient jamais dépassé la vitesse d’un cheval au galop ? Ce fut une illumination. Il décida de renoncer à cette vie qui ne lui ressemblait pas, se résolut à ne plus jamais mettre les pieds dans un avion et à changer totalement de mode de vie. Funeste décision !

Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros dans une aventure échevelée et picaresque où se dessine en arrière-plan une des grandes interrogations de notre temps : qui saura détruire le mur que les forces obscures sont en train d’ériger entre l’Orient et l’Occident ?

Marocain de naissance, Fouad LAROUI est ingénieur et économiste de formation. Professeur de littérature à l’université d’Amsterdam, il est aussi romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, éditorialiste et critique littéraire.


Informations pratiques
Café littéraire, niv. O
A partir de 18h30
Entrée libre dans la limite des places disponibles 

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard 
Place Mohammed V 
75005 Paris


Le coin des libraires du 5ème - Rencontre avec Linda Lê à la librairie Compagnie






Rencontre avec l'auteure Linda Lê à la librairie Compagnie le jeudi 23 octobre 2014 à 18h30

pour "Oeuvres vives" et "Par ailleurs (exils)" aux Editions Christian Bourgois

à la librairie Compagnie 
58, rue des écoles
75005 Paris
01 43 26 45 36


"Le prix Wepler, décerné à Cronos, a sans doute contribué à mieux faire connaître Linda Lê, l'un de nos plus grands écrivains vivants, que sa discrétion a conduite à bâtir une œuvre monumentale loin des médias. Originaire de Dalat, au Vietnam, Linda Lê éprouve depuis toujours un amour infini pour la langue française et la littérature. Dès Les Évangiles du crime (1992), l'originalité de son style se déploie pour associer une sorte de lucidité immédiate, une vérité rigoureuse et une élégance verbale qui n'appartiennent qu'à elle. Dans chaque roman de Linda Lê se met en scène un combat, personnel…" (France Culture)


samedi 18 octobre 2014

Modification du Plan Local d'Urbanisme - Réunion publique mercredi 22 octobre à 19h en Mairie du 5e



















Réunion publique de concertation 
sur la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU)

le mercredi 22 octobre 2014 à 19h en mairie du 5e 





Le PLU, c'est quoi ?

Le PLU est le document qui fixe les règles d'urbanisme et de construction à Paris ; il a remplacé le plan d'occupation des sols (POS). Il concerne tous les terrains et immeubles de la Ville (public et privé). Il comporte un Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) qui exprime les grandes orientations de la Ville à l'horizon de 10 ou 15 ans. 


Pourquoi le changer ? 

La Ville se transforme, le PLU parisien, qui a été adopté en 2006, doit donc être modifié régulièrement dans un contexte en évolution permanente. Il doit aussi être mis en cohérence avec un nouveau cadre législatif national et les documents de planification régionaux.

Aujourd'hui, il va bénéficier d'une nouvelle adaptation pour participer avec plus d'efficacité aux grands objectifs que la Ville de Paris s'est fixés : construire des logements, protéger l'environnement, accompagner la vie des quartiers... 


Les Parisiens ont la parole

Une concertation avec les Parisiens est engagée du 22 septembre à début décembre 2014. S'exprimer sur le Plan local d'urbanisme de la Ville, c'est agir pour Paris et pour son quartier.

Cette phase de dialogue est étroitement articulée avec le travail de la direction de l'Urbanisme, en charge de la modification. Différents moyens sont mis à disposition des Parisiens pour qu'ils puissent émettre des avis et propositions sur la modification : 

des panneaux d'information à disposition du public dans le hall des mairies 
une plateforme interactive sur internet pour proposer des idées et échanger tout au long de la démarche, consultable sur www.imaginons.paris
une réunion publique à la Mairie du 5e le 22 octobre à 19h (salle des fêtes) 
une réunion de restitution fin décembre ou janvier à l'Hôtel de Ville pour présenter les conclusions de la concertation et les propositions de modification à apporter au PLU. 


A venir 

Au printemps 2015, le projet de PLU modifié sera soumis à enquête publique. Les Parisiens pourront, à nouveau, émettre leur avis. Il sera ensuite soumis à l'approbation du Conseil de Paris. La modification du PLU est, dans le même temps, par nature de portée limitée. Elle doit respecter les orientations contenues dans le Projet d'aménagement et de développement durable et ne peut, par exemple, ni diminuer une mesure de protection du patrimoine ni modifier le plafond actuel des hauteurs. De la même manière, elle ne peut réduire la surface d'une zone naturelle ou forestière. 


vendredi 17 octobre 2014

Conseil d’arrondissement du 6 octobre 2014 - Tout est dans le ton …


 












Le conseil d'arrondissement du 6 octobre s'est déroulé devant une assistance clairsemée, les troupes ayant été épuisées par la longueur du précédent... L'effort de concision est un art difficile en politique. Madame la Maire s'engage cependant à faire plus court. 


Les traces de la désunion de la droite aux dernières élections municipales sont encore visibles. Les plaies ne sont pas cautérisées.



Des vœux rendus publics à la dernière minute

Le procès-verbal de la séance du 15/09/14 est adopté à l'unanimité après que M. Laurent Audoin ait fait remarquer la forme déplaisante de certaines expressions et que Mme la Maire ait concédé qu'un effort devait être fait pour que le compte-rendu soit moins littéral (et plus littéraire ?). Tout est dans le ton... 
Puis, Madame la Maire explique que les voeux présentés lors de ce conseil n'ont pas été mis à l'ordre du jour et que les élus vont les trouver sur les tables et auront la possibilité de demander une suspension de séance pour les étudier : il y a le ton et la manière... Et on ne fait pas dans la dentelle, définitivement, on n'a pas opté pour l'élégance : le public de citoyens attentifs à la vie de leur arrondissement n'a qu'à se débrouiller pour suivre les débats, d'ailleurs que font-ils là ? 
Dans le 5e, les élus de la majorité ont trouvé un combat qui les unit au-delà de leurs divergences pourtant nombreuses : résister à l'envahisseur ! Car, comme à chaque fois que la Droite n'est pas au pouvoir, elle ne cherche pas les raisons de la désapprobation des électeurs, mais elle se persuade que la Gauche y est par effraction ! 
Sans être capable de se remettre en cause, le groupe majoritaire du 5e opte pour une critique constante et maladive de la politique menée par la majorité élue à la Ville de Paris, que ses trois représentants (Marie-Christine Lemardeley, Laurent Audoin et Lyne Cohen-Solal) au sein du Conseil d'arrondissement du 5e, ont bien du mal à mettre en avant, sans se faire "ramasser" ! 
Le ton est donc donné.



Budget du 5ème : une transparence améliorable 

Les « États spéciaux d'arrondissement » constituent notre modeste budget local. La délibération présentée par M. Casanova adoptée à l'unanimité. 
Mme Cohen-Solal interpelle Mme la Maire afin de savoir si elle a déposé le projet de budget du 5e auprès du Conseil de Paris. En effet, elle s'étonne que les orientations budgétaires ne soient jamais discutées en Conseil d'Arrondissement avant d'être votés. Mme Berthout concède que cela pourrait être fait. Mais M. Tibéri cherche à polémiquer avec l'opposition en faisant remarquer que l'utilisation du budget n'a jamais procédé d'un vote. Il affirme aussi que la Ville de Paris n'a jamais répondu à aucun voeu présenté par le 5e dans toute la mandature précédente.
Notre arrondissement compte 108 équipements de proximité pour 2015. Leurs budgets déconcentrés alloués aux mairies d'arrondissement. Leur inventaire, mis à jour, est voté à l’unanimité.



Rythmes scolaires : la droite concède

En approuvant la convention d'occupation du domaine public entre la DASCO (Direction des Affaires Scolaires) et la Caisse des Écoles permettant l'occupation et l'utilisation d'espaces tels que les réfectoires pour les activités dans le cadre de l'ARE (Aménagement des Rythmes Educatifs), et malgré quelques réserves sur le respect des conditions d'hygiène, la majorité municipale du 5e se résout à reconnaître la réforme des rythmes scolaires.



Travaux de fermeture des alcôves du gymnase des Patriarches 
Mme la Maire indique que c'est un dispositif de parois de verre qui a été retenu pour fermer sous les arcades et lutter ainsi contre les déjections en tout genre. Ce dispositif est moins coûteux et plus esthétique. Cette solution est adoptée à l'unanimité.



Théâtre de la Marionnette 

Subvention de 31608 € pour l'acquisition d'équipements son et lumière adaptés à la marionnette et pour la réfection de l'accueil et de la billetterie de cette nouvelle installation culturelle de notre arrondissement créé à l’initiative de la Ville. 
Sans même réfléchir à l'intérêt du public, M. Baetche annonce qu'il votera contre, car la Ville de Paris n'a pas fourni de pièces comptables. M. Soppelsa lui emboîte le pas. Mme Berthout s'étonne que les sommes en question soient en investissement et non en fonctionnement. Mme Lemardeley justifie cet investissement en s'appuyant sur les documents fournis indiquant l'utilisation prévue de cette somme. Mais, puisque le Théâtre de la Marionnette est une initiative de la Ville de Paris, la majorité municipale du 5e tient à le remettre en cause. Ainsi 5 élus de la majorité votent contre, Mmes Lemardeley et Cohen-Solal votent pour, M. Audoin s'abstient avec Mme Berthout et M. Casanova, comme le reste de l'assemblée.



Quand l’hommage inattendu de Dominique Tiberi à Lyne Cohen-Solal masque un coup de griffe à Florence Berthout 

A l’occasion d’un débat concernant les marchés découverts alimentaires, Mme Cohen-Solal met en avant le fait que les DSP (Délégations de Service Public) ont été réduites à 4 ans (au lieu de 6 ans auparavant) afin de favoriser une meilleure gestion et plus de transparence. Il est intéressant que les Conseils de Quartiers se saisissent du suivi des marchés. Mme la Maire regrette que la Ville de Paris n’ait pas retenu le 5e dans l’expérimentation prévue. Elle souhaiterait renégocier les exigences préconisées concernant la remise en propreté après les marchés, notamment elle demande l’implantation de compacteurs. Cette demande fait l’objet d’un voeu de la majorité du 5e. Or l’opposition signale par la voix de L. Audoin que les compacteurs sont prévus dans le projet de la Ville de Paris ! De fait, le voeu étant caduque, Mme la Maire propose de le retirer.
A propos du nouveau règlement des marchés découverts alimentaires, M. Audoin note les progrès réalisé en termes de rapprochement producteurs/consommateurs avec la priorité donnée aux circuits courts. 
L’ensemble des élus toutes tendances confondues s’inquiète de l’implantation de « food trucks », qui concurrencent les étals de vente à emporter ou les petites brasseries de proximité, et dénonce le vide juridique qui existe actuellement. 
Mme Cohen-Solal précise que ces food trucks sont interdits dans les marchés de Paris. Mme Berthout indique que les maires d’arrondissement, en tout cas, devraient être consultés avant qu’une autorisation soit dispensée à un food truck. M. Beatche intervient pour signaler que l’expression « food truck » n’est pas française et qu’en application de la loi de Toubon de 2001 on pourrait faire annuler cette délibération ! Mme la Maire passe sur cette fine remarque pour proposer un amendement à cette délibération précisant que l’implantation des food trucks doit être soumise à l’avis des maires d’arrondissement. 
M. Tibéri intervient pour souligner les capacités d’écoute dont Mme Cohen-Solal a fait preuve lorsqu’elle exerçait son mandat d’adjointe au maire de Paris chargée du commerce, de l’artisanat, des professions indépendantes et des métiers d’art. L’assistance lance des « ooooh ! » admiratifs devant le comportement étonnamment bienveillant de M. Tibéri à l’encontre de Mme Cohen-Solal, alors qu’il ne s’agit probablement que de se désolidariser de Madame la Maire… Tout est dans le ton ! Finalement, le nouveau règlement est voté à l’unanimité.



Extension de l’amplitude horaire d’ouverture des équipements sportifs municipaux : le gymnase Buffon pilote de l’expérimentation 

M. Soppelsa rappelle les réserves déjà exprimées par la majorité du 5e, quant au manque de concertation et au fait que la sécurité ne serait pas bien assurée, si elle relève de la seule responsabilité des associations vu qu’il n’y aura pas de personnels de la Ville de Paris à ces horaires tardifs. Une expérimentation est lancée : c’est le gymnase Buffon qui a été retenu (comme quoi la Ville de Paris ne néglige pas toujours le 5e…) 
Mme la Maire précise qu’une convention est passée avec le Tennis club et l’AS Arènes-Volley. M. Soppelsa précise qu’un élément de sécurité supplémentaire existe puisque la Préfecture est saisie. Néanmoins M. Tibéri, insiste sur le fait qu’il préfère s’abstenir car il achoppe encore sur le manque de surveillance et se lance dans un plaidoyer en faveur des personnels de la Ville de Paris (Ce nouveau positionnement en faveur des revendications syndicales des personnels peut en déconcerter plus d’un ?!) 
M. Audoin salue l’évolution positive de M. Soppelsa, qui accepte maintenant l’idée que l’on puisse confier un lieu à une association qui s’en porte garante… et reconnaît par là le rôle citoyen des responsables associatifs! Il regrette simplement que les piscines aient été exclues de ce dispositif expérimental. 
M. Casanova déclare aussi que Paris ne doit pas se muséifier et doit s’adapter au mode de vie moderne des parisiens. 
A part 1 abstention et 1 vote contre, l’ensemble du CA vote pour cette délibération.



ESCPI : une polémique stérile 

Sur un avenant au marché d’assistance à ouvrage et après avoir souligné qu’il s’agit d’un projet de qualité, Mme la Maire démonte le projet de la Ville de Paris point par point et sollicite Mme Lemardeley pour obtenir des éclaircissements. Tout est dans le ton… 
Mme Lemardeley s’étonne que cette délibération fasse polémique puisqu’il ne s’agit que d’une régularisation d’ordre technique. D’ailleurs, Mme Lemardeley signale qu’elle a sollicité Mme Berthout à plusieurs reprises par mails pour lui proposer une présentation, mais que cette dernière n’a jamais répondu. Comble de la mauvaise foi, Mme la Maire s’emporte et prétend ne pas comprendre cette délibération ! Mme Lemardeley l’invite à « garder ses nerfs ». Alors que Mme Berthout déclare qu’elle refuse de voter ce projet sous cette forme, Mme Cohen-Solal lui rétorque que personne du 5e n’a jamais siégé à la commission d’appel d’offre, donc les élus de la majorité du 5e sont bien mal placés pour juger de la validité juridique de cette proposition. 
M. Baeche interrompt le débat pour proclamer que la Ville de Paris commet un délit si elle fait voter une délibération sur un appel d’offre déjà passé… La délibération obtient les 3 votes favorables de l’opposition municipale, tout le reste du conseil s’abstient… Et pourtant, tous s’accordent sur la qualité du projet : tout est dans le ton !



La droite contre l’augmentation de la taxe de séjour dans les palaces 

C’est un nouveau point de friction entre la mairie du 5e et la Ville de Paris. En effet, Mme Berthout s’oppose à cette augmentation, estimant qu’il s’agit là d’un signe très négatif envoyé aux touristes, sans jamais évoquer les chiffres qui vont de 4 à 8 euros par nuit ! Elle estime qu’un millier d’établissements sont concerné à Paris par cette augmentation. En ce qui concerne le 5e, on dénombre 39 trois étoiles et 13 quatre étoiles, près de la moitié des établissements hôteliers du 5e seraient touchés. Une nouvelle fois, Mme Berthout déclare être victime d’un manque de concertation. 
M. Audoin se déclare « abasourdi par ce voeu ». Il invite à rapporter la modeste somme correspondant à l’augmentation proposée au prix d’une chambre dans un hôtel 3 ou 4 étoiles à Paris, pour constater qu’il s’agit d’une somme très faible, ne modifiant que très peu le coût et ne risquant pas de décourager les touristes. D’ailleurs, il fait remarquer que la taxe de séjour n’avait pas été augmentée depuis des années et il invite à ne pas céder au lobbying des hôteliers. 
Fidèle à ses convictions, M. Casanova rappelle que les taux de prélèvements obligatoires sont trop élevés en France. 
Ce voeu est approuvé par la majorité, tandis que les élus de l’opposition s’y opposent naturellement !



Le retour de la question de la propreté 

Mme la Maire, fidèle à son camp, dénonce «la constante dégradation de la propreté à Paris ». Un voeux est  présenté par Mme Hautval, qui note au passage que les déjections canines ont diminué. La politique de la Ville de Paris serait donc efficace ?! La majorité municipale du 5e réclame pourtant plus de brigades vertes, souhaite que des sanisettes soient installées en lieu et place des cabines téléphoniques qui sont retirées au fur et à mesure et, afin de lutter contre les dépôts sauvages, demande qu’une déchetterie de proximité soit créée. 
Mme Lemardeley rappelle que la Ville de Paris favorise la cogestion avec chaque arrondissement, dans le cadre du Plan propreté. Or, elle note que le 5e n’a jamais signé ce plan ! Par exemple, la mise en oeuvre des Brigades vertes fait partie de la feuille de route pour 2015 de Mao Péninou. 
M. Tibéri se plaint que chaque mairie doive endosser la pénurie de moyens engendrée par la politique de la Ville de Paris : il estime ainsi que ces moyens ont diminué de 30% sur la mandature de M. Delanoë et demande le rétablissement des moyens de 2001, se désespérant de la fin des « motocrottes ». Plus sérieusement, M. Isare demande que les dispositifs innovants proposés par la Ville de Paris soient expérimentés dans le 5e. Encore une fois, M. Audoin rappelle qu’il suffirait que tous acceptent de travailler conjointement au sein du plan propreté !




Ainsi s’achève ce Conseil d’arrondissement devant un parterre clairsemé et un peu déconcerté par l’habituelle guéguerre que livre hargneusement les élus de la majorité du 5e contre la Politique de la Ville de Paris…



jeudi 16 octobre 2014

FIAC Hors les murs 2014 au Jardin des Plantes

Du 17/10/2014 au 24/11/2014

Avec plus d'une vingtaine d'artistes et des oeuvres créées pour la plupart en 2014, cette nouvelle édition de la FIAC Hors les murs au Jardin des Plantes est foisonnante !




LES ARTISTES ET LEURS OEUVRES

Pilar Albarracin
Si no lo veo no lo creo, 2002-2014

Deux paires de lunettes d’observation métalliques, vidéos // 167 x 87 x 57 cm
Présentée par la Galerie Georges-Phillipe & Nathalie Vallois, Paris
Pilar Albarracín est née à Séville en 1968. Elle vit et travaille à Madrid en Espagne. Le travail de l’artiste se concentre essentiellement sur les clichés incarnant l’identité andalouse, son folklore et ses traditions populaires, mais aussi le rôle que la femme y tient dans la distribution du pouvoir ou les fêtes
collectives. Avec humour, elle se met régulièrement en scène dans des performances, des photographies et des vidéos. Si no lo veo, no lo creo (il faut le voir pour le croire) s’intègre dans le paysage urbain et propose de façon légère et discrète au spectateur de porter un regard différent sur le monde. En effet, notre regard conditionné et contrôlé par le tourisme, lorsqu’il se plonge dans les lunettes attendant d’y découvrir un « panorama », est ludiquement « redirigé » vers des saynètes animées, muettes et drolatiques inspirées des cartes postales kitsch qui pullulent en Espagne. Ainsi, l’artiste devient tour à tour danseuse de flamenco, torera ou jeune fiancée.
François Bucher & Lina Lopez
Le temps qui reste, 2014

Socles en bois et métal, cloche en verre, fil de nylon, ventilateur et lumière led, graine d’arbre // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Proyectos Monclova, Mexique.
François Bucher est né en 1972 et Lina Lopez est née en 1977 en Colombie. Ils vivent et travaillent entre Berlin et Paris. Ils collaborent ensemble depuis 2013 sur des projets artistiques qui cherchent à déconstruire la hiérarchie du savoir contemporain établi par une science exclusivement matérialiste. Ils font appel à une compréhension de L’Homme et la Nature dans un cycle millénaire, pour sortir d’une perspective unidimensionnelle et pour rentrer dans un mode de pensée multidimensionnel.
Le temps qui reste fait référence à un mythe de création Kogi où l’on décrit un arbre sacré : quand le vent touche ses feuilles, elles deviennent des papillons, quand un éclair l’atteint, ses fragments restent en flottant dans l’air. Le mythe est une histoire surnaturelle qui est toujours en relation à l’origine. Il parle d’un temps qui contient d’autres temps, ou un temps qui reste.
Peter Buggenhout
The Blind Leading the Blind, 2014

Poussière, métal, polystyrène, plastique, toile polyester, mousse
de polyuréthane // 234 x 270 x 200 cm
Présentée par la Galerie Laurent Godin, Paris
Né en 1963 en Belgique, Peter Buggenhout vit et travaille à Gand. Ses œuvres tendent vers une abstraction difforme suscitant à la fois fascination et effroi. L’artiste confère aux matériaux industriels qu’il assemble une qualité quasi-organique, interrogeant ainsi notre conception d’une soi-disant nature. Ces sculptures synonymes d’instabilité sous-tendent les relations complexes de l’homme à son environnement à l’ère de l’Anthropocène. La sculpture The Blind Leading the Blind ne s’inscrit par son aspect dans aucune temporalité identifiable, tout en s’apparentant paradoxalement à un objet archéologique du passé ou du futur, présageant ainsi l’idée d’un temps qui nous survivra.
Julian Charrière
On The Sidewalk, 2014

Carottes de forage, colliers de serrage en acier // Dimensions variables
Présentée par Bugada & Cargnel, Paris
Julian Charrière est né en 1987 en Suisse et vit et travaille à Berlin. Son travail oscille entre recherche scientifique et artistique, abordant des thèmes liés à la géographie et à l’environnement.
On The Sidewalk est composée de carottages géologiques prélevés de la mer du Nord à la Méditerranée. Ces derniers sont coupés, réorganisés et mis bout à bout à l’horizontale, telle une frise chronologique subjective. Charrière compare ici deux modes d’écriture de l’Histoire, l’un géologique, l’autre géopolitique. Il bascule un échantillonnage du temps scientifique vertical et en présente une synthèse horizontale, raccourcie et subjective.
Nicolas Floc'h
Structures productives, 2010-2014

Sculptures en béton, photographies tirées à l’encre pigmentaire sur BFK rives 310g
Présentée par COAL, Coalition pour l’art et le développement durable
Né en 1970 à Rennes, Nicolas Floc’h vit et travaille à Paris. Depuis 2010, il développe un travail autour des récifs artificiels, véritables architectures immergées destinées à recréer des écosystèmes.
Étienne de France
Tales of a Sea Cow, 2012

Vidéo HD stereo et couleur, 3 tirages jet d’encre, 3 impressions 3D (technique SLS), installation et sculpture (matériaux divers)
Présentée par COAL, Coalition pour l’art et le développement durable.
Ce projet a obtenu l’aide du Centre national du cinéma via le dispositif DICRÉAM et a été co-produit par le Parco Arte Vivente à Turin. Né en 1984, Étienne de France vit et travaille à Paris. Tales of a Sea Cow est une narration aux limites du réel et de la fiction. Le récit décrit des recherches scientifiques fictives qui auraient abouti à la redécouverte d’une espèce de mammifère marin (la rhytine de Steller) le long des côtes du Groenland, éteinte depuis le XVIIIe siècle suite aux excès de la chasse intensive. Le film retrace le processus des recherches et offre un commentaire contextuel et méthodologique des enregistrements sous-marins et de leur analyse. Il est une métaphore de nos interprétations de la nature et révèle la portée des projections imaginaires sur notre environnement. Tales of a Sea Cow est également une installation sonore composée de sculptures, d’instruments scientifiques inventés, de photographies et de dessins.
Yuan Gong
Losing Control, 2014

Éléments métalliques tubulaires, filets de sécurité et pièces de connexion
issus d’un échafaudage démantelé // 800 x 500 x 500 cm
Présentée par Tianrenheyi Art Center, Shanghai
Yuan Gong est né à Shanghai, en 1961. Losing Control est un échafaudage démantelé dont les éléments métalliques et filets de sécurité ont été réarrangés pour former une œuvre monumentale. En 2013, l’atelier de l’artiste
a subi une démolition forcée en raison de nouveaux projets d’urbanisation de la ville de Shanghai. Impuissant, l’artiste a alors utilisé les matériaux laissés sur le lieu de la démolition comme base pour une nouvelle série
d’œuvres. À partir d’une histoire personnelle, Yuan Gong crée une nouvelle narration proposant une réflexion sur les profondes transformations urbaines et sociales touchant la Chine d’aujourd’hui. En proposant une esthétique subtile, il aborde également les thèmes de mémoire et d’identité, de destruction/reconstruction déjà abordés dans ses œuvres précédentes.
Folkert de Jong
Amabilis Insania. The pleasing delusion, 2013

Bronze // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Dukan, Paris et Leipzig
Folkert de Jong est né en 1972 à Egmond aan Zee aux Pays Bas. Il vit et travaille à Amsterdam. Les trois œuvres regroupées sous le nom Le Duel traitent de la cohérence, du contraste, du conflit entre la nature et l’art, entre l’homme et la femme, entre l’économie et la culture, et surtout entre l’Homme et lui-même. Les deux figures symbolisent le développement phénoménal de l’humanité à la fin du XIXesiècle avec la révolution industrielle et ses conséquences sur notre monde actuel en ce qui concerne la création et l’idée d’un monde en train de se faire. Avec toute l’élégance théâtrale que convoque la pratique du duel à l’ancienne pour régler ses comptes, le coup de feu pourrait d’un côté évoquer un cycle auto-destructeur qui se déclenche et de l’autre un catalyseur utile pour développer un regard critique sur notre propre moralité. La table avec la nature-morte est ainsi un témoin silencieux d’une vulnérable intemporalité comme une nature-morte de Cézanne accrochée dans un musée ; un symbole du désir humain de stopper le temps et le processus de décomposition naturelle.
Laurence de Leersnyder
L’envers du vide, laissé par la pierre de l’entrée, 2013

Résine, élastomère, métal, bois // 80 x 100 x 280 cm ; 80 x 100 x 280 cm
Présentée par la Galerie laurent mueller, Paris
Laurence De Leersnyder est née en 1979 à Clamart en France. Elle vit et travaille à Paris. D’une grotte située en contrebas du campus HEC, l’artiste a prélevé une empreinte. Construite artificiellement à partir de pierres meulières déterrées sur le site, cette grotte témoigne de la tradition des fabriques de jardin du milieu du XVIIIe siècle. Ce moule, en résine et élastomère, dévoile le négatif de la roche, révélant, comme le nomme l’artiste, son « volume en creux ». Si l’inversion des reliefs fait songer à un moulage, les infinis détails de l’empreinte nous donne le sentiment d’un artefact. L’artiste joue de cette ambiguïté, à l’instar des moulages « d’après-nature » ou des fausses concrétions des constructions maniéristes qu’elle affectionne. Est-ce un décor artificiel ou réellement une empreinte ? Une incertitude déjà présente dans la grotte, dont l’œuvre de Laurence De Leersnyder témoigne. (Marie Cantos)
Laurence Le Deunff
Totems, 2007

Chêne // 256 x 50 x 50 cm ; 280 x 50 x 46,5 ; 255,5 x 50 x 46,5 ;
255,5 x 47,5 x 200 cm
Présentée par la Galerie Semiose, Paris
Laurent Le Deunff est né en 1977. Il vit et travaille à Bordeaux. Avec cet ensemble de quatre sculptures monumentales en chêne bicentenaire, il opère un passage entre le registre infantile de l’objet familier et celui de la sculpture animalière. Ces quatre trophées, réalisés à l’issue d’un séjour au Canada, qui représentent des têtes d’ours, d’élan, de morse et de narval surmontant le fût parallélépipédique d’une colonne, font à la fois référence à des totems amérindiens et aux distributeurs de bonbons PEZ. Les sculptures de Laurent Le Deunff reprennent souvent des archétypes, menhir, grotte, wigwam, animaux emblématiques, et font écho à leur perception ancestrale, voire à leur éventuelle puissance chamanique dans une forêt primitive vue par des yeux d’enfant. Le sujet est traité par décalage avec des matériaux sans rapport avec l’objet et des échelles arbitraires qui inversent la trivialité de l’objet représenté et bousculent les catégories.
Michelle Lopez
Blue Angel (Korean), 2014

Acier inoxydable miroir, peinture automobile // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Christophe Gaillard
Michelle Lopez a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles (Simon Preston Gallery, LA>
Didier Marcel
Rosée, 2014

Installation modulable créée pour la roseraie du Jardin des Plantes
Édition spéciale de 300 perles en cristal coloré Swarovski //25 x 8 m
Œuvre réalisée avec le soutien de Swarovski et de la Galerie Michel Rein, Paris
Fidèle à ses convictions et à son engagement auprès de la création contemporaine, Swarovski s’implique cette année dans le domaine des arts visuels en s’associant à Paris avec la FIAC et son parcours Hors les Murs. La maison Swarovski et la FIAC ont lancé un appel à projet aux galeries participantes à la foire, pour la réalisation d’une installation dans le Jardin des Plantes. C’est la proposition délicate de l’artiste Didier Marcel qui a retenu leur attention : l’œuvre intitulée Rosée joue sur une analogie sémantique en présentant des perles et des gouttes en cristal de différentes tailles, déposées dans la roseraie du jardin. Fragments de toile d’araignée surnaturelle sur laquelle on devinerait le passage d’une pluie géante, Roséese glisse dans le site comme un deuxième paysage, modifie son échelle, et renouvelle la perception de cet espace botanique ouvert et fragile.
Kate Mccgwire
Purge, 2014

Technique mixte & plumes de pigeon sur container en métal
150 x 98 x 98 cm
Présentée par La Galerie Particulière, Paris - Bruxelles
Kate MccGwire, née en 1964, vit et travaille à Londres. Le travail de l’artiste interroge la nature même de la beauté, plus complexe que le simple plaisir des sens. Une grande partie du travail de Kate MccGwire fait référence à Freud, et à son concept d’« Unheimlich » (l’étrange, ou littéralement, l’inhospitalier) ; à l’idée, pour citer Freud, « d’un espace où le familier peut en quelque sorte susciter la peur ». Le travail de Kate MccGwire est également exposé à la Fondation Sommer – Musée de la Chasse & de la Nature.
Vincent Mauger
Sans titre, 2012

Bacs plastique découpés // 330 x 330 x 330 cm
Présentée par la Galerie Bertrand Grimont, Paris
Vincent Mauger est né en 1976 à Rennes. Il vit et travaille près de Nantes. Réalisées à partir de matériaux de construction, briques, parpaings, bacs plastique, les sculptures de Vincent Mauger, dont elles transcendent le caractère ordinaire, concrétisent un espace mental rendu praticable pour le public. L’assemblage de ces matériaux permet à l’artiste d’adapter ses œuvres à l’espace et de jouer sur des question d’échelles. Créant dans son travail un parallèle évident entre sculpture et architecture, Vincent Mauger conçoit une nouvelle installation grise, impénétrable, opaque et irrégulière. On tourne autour, elle résiste au regard, nous toisant d’une tête. L’aspect monolithique de l’œuvre contraste avec les multiples casiers plastiques qui la composent. Ces unités reconnaissables ne suffisent pas à effacer l’impression d’étrangeté que dégage cette forme aléatoire, résultat à la fois d’une compilation, d’une action d’assemblage suivie d’une entreprise d’érosion et de fragmentation.
Romina de Novellis et Luc Petton
Augurii, 2014

Performance, installation // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Laure Roynette, Paris
Avec le soutien de Le Guetteur, Vol en Scène, Groupe 360, T. Gadou, Coton doux
L’œuvre met en scène le dialogue corporel et mental entre une femme (Romina De Novellis), incarnant l’humanité dans sa fragilité, et des vautours, symboles tautologiques de la rapacité et des élans carnassiers (de ces animaux certes mais, pourquoi pas, des hommes aussi). On peut aussi voir dans cette œuvre complexe et métaphorique, la représentation d’un certain duel où l’humain finit par dompter sa part d’ombre. Une lecture plus marxisante y verra le combat victorieux de l’humain contre un capitalisme financier incarné par ses fonds « vautours ».
Bertrand Planes
Bug’s Life, 2007-2014

Balises de jardin solaires et buzzer piézo // Dimensions variables
Présentée par New Galerie, Paris
Bertrand Planes, né en 1975 à Perpignan, vit et travaille à Paris. Bug’s Life est une œuvre sculpturale destinée à être installée en extérieur. Elle est constituée de 91 balises solaires plantées au sol. Chaque balise est modifiée et équipée d’un buzzer piézo. Chaque buzzer émet un « bip » dont la fréquence et le volume dépendent de la lumière impactant les capteurs solaires de la balise. Aucune ne reçoit exactement la même quantité de lumière, pour des raisons de construction du panneau et d’orientation de la balise. La sculpture dans son ensemble constitue une « grille » dont l’activité sonore reflète les conditions atmosphériques. Le son évoque celui d’une nuée d’insectes. Si le dispositif est simple, binaire, les variations de chaque balises créent un effet sonore global qui émule la complexité organique.
Benoît Pype
Géographie transitoire, 2011

Feuilles de paulownia et de philodendron // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Aline Vidal, Paris
Benoît Pype est né en 1985, il vit et travaille à Paris. Chaque feuille de Géographie Transitoirereprésente le plan d’une ville, réalisé à l’aide d’une découpeuse numérique laser. L’artiste entend établir un rapprochement formel et conceptuel entre les différents aspects des réseaux urbains et les variations géométriques des nervures d’une feuille d’arbre. La superposition des nervures végétales et des réseaux urbains produisent un nouveau support. Les feuilles présentées à plat se déforment progressivement et des reliefs imprévisibles apparaissent. Les villes se font et se défont lentement, déployant ainsi une géographie fictive et éphémère. Géographie Transitoires’appuie sur une revalorisation du temps, du bon usage de la lenteur, en vue d’augmenter notre capacité à accueillir l’évènement.
Pierre-Alexandre Rémy
Écho au Chaos, 2014

Acier peint, grès émaillé // 850 x 300 x 275 cm
Présentée par la Galerie Isabelle Gounod, Paris
Pierre-Alexandre Rémy est né en 1978 à Poitiers. L’artiste présente dans la perspective centrale du Jardin des Plantes, la sculpture Écho au chaos comme un contrepoint à l’architecture néo-classique et très dépouillée du bâtiment principal de la Grande Galerie de l’Évolution, à la perspective à la française, rigoureuse, présente dès l’origine du jardin au XVIIe siècle. Une sculpture, une forme toute en circonvolutions, entourant un noyau de céramique émaillée, vient dessiner en creux, inscrire sa dynamique dans cette topographie classique, en écho au chaos lointain de l’ensemble des jardins paysagers situés au nord du Jardin des Plantes et mises en place entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Sculpture de l’artiste dont le tracé semble se jouer d’une certaine austérité de la grande perspective, en écho à la végétation riche et luxuriante, à la présence tellurique des minéraux non loin de là.
Scissure signal, 2014
Acier peint, élastomère teinté dans la masse // 700 x 400 x 170 cm
Présentée par la Galerie Isabelle Gounod, Paris
Scissure signal est une sculpture, qui joue le contrepoint avec son espace de présentation, la pelouse des Grandes Serres, quatre serres à armature métallique, restaurées depuis 2010. Ici les couleurs très denses, à fort caractère industriel, s’opposent à la gamme végétale et architecturale, aux teintes moins saturées. Son dessin, en courbes d’acier et d’élastomère entrelacées, s’inscrivent dans l’environnement très orthonormé du jardin et des serres, constructions réalisées en verre et métal. D’ampleur pourtant importante, la sculpture ne s’impose pas de manière monolithique à son environnement. Poreuse à celui-ci, elle le laisse transparaître et l’éclaire d’un autre point de vue.
Julien Salaud
Printemps (Faune de cerf), 2014

Structure en bois, peaux de chevreuil, fils de perles, taxidermie de chevrette, clous et fils de coton // 347 x 106 x 246 cm
Présentée par la Galerie Suzanne Tarasiève, Paris
Né en 1977, Julien Salaud vit et travaille à Orléans. L’an dernier, il présentait l’œuvre Printemps (Nymphe de cerf) au Muséum national d’Histoire Naturelle. 2014 marque la métamorphose de cette pièce, une mue vers un état hybride mi humain, mi animal. La Nymphe devient Faune, un corps de cerf accueillant un buste humain. Évocation du mythologique Centaure, le Faune de cerf introduit dans le travail de Julien Salaud un mode de narration proche des légendes, amplifiant les items créés par l’imaginaire de chacun.
Nuit étoilée (Mont à la chevrette), 2014
Taxidermie de chevrette, bandelettes de plâtre, fils de perles 347 x 200 x 200 cm
Présentée par la Galerie Suzanne Tarasiève, Paris
Nuit étoilée (Mont à la chevrette) s’inscrit dans le prolongement des recherches initiées par l’artiste depuis quelques années et inspirées par l’ethno-astronome Chantal Jègues-Wolkiewiez. Pour cette dernière, les peintures zoomorphes de la Salle des Taureaux de la grotte de Lascaux reprendraient les dispositions des étoiles dans le ciel. Dans l’œuvre de Julien Salaud le tipi serait une sorte d’abris, de montagne renfermant l’animal, entièrement couvert d’un réseau de clous reliés entre eux par du fil blanc. L’animal devient symbole de constellation, explorant la possibilité des rapports humains, astres et bêtes comme les relations qu’entretiennent les hommes avec le vivant, qu’il s’agisse de l’animal ou de leur propre corps.
Barthélémy Toguo
Le jugement dernier XV, 2012

Aquarelle sur papier marouflé sur toile // 250 x 240 cm
Présentées par la Galerie Lelong, Paris, New York
Barthélémy Toguo, artiste polymorphe, est né au Cameroun en 1967. Il vit et travaille à Paris et à Bandjoun. La grande aquarelle Le Jugement dernier XV fait partie d’un cycle qui met en scène l’homme et la nature. La terre, mère nourricière, est symbolisée par l’arbre fait d’un lavis d’encre rouge, représentant à la fois la vie et la mort. De la bouche des crânes criblés de clous, sortent des feuilles qui attestent l’idée de l’éternel recommencement.
Charwei Tsai
Plane Tree Mantra, 2014

Performance, dessin à l’encre sur tronc d’arbre
Présentée par Min.charpentier, Paris
Lors d’une intervention in situ, Charwei Tsai calligraphiera le soutra du cœur, un texte bouddhique fondamental, sur le tronc d’un arbre historique et emblématique du Jardin des Plantes : le platane d’Orient, planté en 1785 par Buffon. Le soutra du cœur, que l’artiste a appris par cœur pendant son enfance à Taiwan, constitue un pilier de la sagesse bouddhiste, évoquant l’évanescence de toute chose. C’est en caractères calligraphiques chinois que Charwei Tsai inscrira ces mots sur le tronc du platane de Buffon. Le public est invité à assister au processus d’écriture, et à observer le geste long et appliqué de la calligraphie, symbolisant la rencontre entre la mémoire d’une personne, celle d’une pensée millénaire, et celle d’un arbre vieux de plus de deux siècles.
Claude Viallat
Sans titre, 1971

Acrylique sur cordage noué // Dimensions variables
Présentée par la Galerie Bernard Ceysson, Paris, Saint-Etienne, Genève, Luxembourg / (OFF)ICIELLE
Dans l’œuvre de Claude Viallat, la répétition de la forme va de pair avec le nouage à intervalles réguliers de cordes. Les nœuds s’y intègrent tels des avatars en relief de la forme identifiante et générique qui peuple de ses innombrables variétés les toiles de l’artiste. Les cordes nouées impliquent les filets qui, eux-mêmes, impliquent les cordes nouées. Suspendus, les mailles des filets « figurent » l’absence de la forme, sa présence évidée, suggérée par son contour évoqué par les cordes nouées organisant le maillage du filet. Ce maillage met en exergue le fil et son nouage, à l’origine du tissage et du tressage, c’est-à-dire les structurations primaires de l’abri, du vêtement et de l’architecture première des sédentaires. Mais il propose une organisation souple, pragmatique de la nature et du réel, opposée à l’ordre implacable, normé, des quadrillages générateurs de la perspective et des appareils de contrôle et de visée.

Regard sur l’Irlande : Hélène Conway-Mouret au Centre Culturel Irlandais



En français
Le jeudi 23 octobre à 19h30

Entrée libre
Réservation conseillée
Dans le cadre de notre cycle de conférences « Regard sur l'Irlande », le Centre Culturel Irlandais  accueille Hélène Conway-Mouret. Son attachement à l’Irlande est sincère et profond. C’est là, dit-elle, qu'elle a « fait toute [sa] vie » et que s’est forgé son engagement politique. Cette diplômée de Trinity College et de l’University of Ulster a notamment dirigé le département des langues du Dublin Institute of Technology. Récente ministre chargée des Français de l'étranger, aujourd’hui sénatrice représentant les Français établis hors de France, Hélène Conway-Mouret discutera justement de ce thème de la diaspora, sujet au cœur des préoccupations de nos deux pays.

La mairie de Paris s’engage pour renforcer l’égal accès à la santé pour tous les Parisiens



L'Exécutif propose un plan ambitieux pour renforcer l’offre de soins et lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé dans la capitale.

Ce plan, soumis au prochain Conseil de Paris, s’appuie sur trois piliers : 

1/ Renforcer l’offre en centres de santé : l’extension des horaires d’ouverture des centres municipaux jusqu’à 19h, expérimentée en 2013, sera généralisée d’ici juin 2015 et des praticiens seront recrutés afin de renforcer l’offre de soin ; la Ville intensifiera son soutien au développement de centres associatifs et poursuivra la démarche de coordination des centres en lien avec l’Agence Régionale de Santé, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et les structures associatives.

2/ Aider à la création de maisons de santé pluridisciplinaires : la Ville participera à identifier des locaux, soutiendra l’investissement et assurera un appui méthodologique.

3/ Soutenir l’installation de professionnels en secteur 1 et en exercice regroupé : la Ville proposera des locaux à loyers réduits, en contrepartie d’un engagement des professionnels à s’implanter dans la durée et à mener des actions de santé publique sur le territoire parisien.

L’Exécutif s’engage aussi par une politique de santé publique ambitieuse, marquée par un plan de santé environnementale, qui protègera d’autant plus la santé des Parisiens. Les actions de prévention et de dépistage seront renforcées, pour mieux lutter contre les maladies infectieuses et sexuellement transmissibles, le cancer et les addictions. Le soutien à la lutte contre les addictions et à la réduction des risques sera lui aussi développé.

La santé relevant de nombreux acteurs, la Ville adoptera une méthode participative qui s’appuiera tant sur les professionnels, que sur les usagers, les associations et les institutions concernées. Les Parisiens pourront apporter leur contribution au travers des Assises Parisiennes de la Santé. Des Etats Généraux de la Protection Maternelle et Infantile permettront de renforcer son organisation et ses missions.

L’Exécutif souhaite aussi renforcer les liens entre la Ville et l’AP-HP, notamment au travers d’une convention cadre qui régira leurs relations partenariales. A ce titre, la Ville sera étroitement associée à la réalisation du projet de l’Hôtel Dieu et travaillera avec l’AP-HP à la réduction du temps d’attente aux urgences.


mercredi 15 octobre 2014

Institut du Monde Arabe : Un bel hommage rendu par la République française à un des fleurons culturels de notre arrondissement











Le Président de la République François Hollande était à nouveau dans le 5e ce mardi pour inaugurer à l’Institut du Monde Arabe la très belle exposition « Le Maroc Contemporain ». Cette manifestation d'envergure est organisée en partenariat avec la Fondation nationale des musées du royaume du Maroc, présidée par Mehdi Qotbi, et l’IMA (du 15 octobre au 25 janvier 2015). L’exposition de l’Institut du Monde Arabe se déroule en parallèle avec une autre grande exposition d’envergure au Louvre à partir du 17 octobre : « Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne ».

Ces deux évènements culturels sont intimement liés et la présence de Jean-Luc Martinez, président directeur général du Louvre, à l’IMA en est la preuve

Au Louvre ce sont 300 oeuvres exposées, 300 oeuvres qui nous racontent ce que sont le Maroc, sa culture, sa civilisation du XIème au XVème siècle : un creuset où se sont mélangé de multiples influences, de multiples cultures qui permettent de mieux comprendre le préambule à la constitution marocaine : l’attachement du Maroc à des valeurs d’ouverture, de dialogue, de compréhension entre toutes les cultures et civilisations du monde.

À L’Institut du Monde Arabe, « Le Maroc Contemporain » est l’occasion unique d’appréhender la vitalité de la création artistique marocaine et l’effervescence intellectuelle du Maroc d’aujourd’hui. Comme le dit son président Jack Lang : « un événement d'exception, pour un pays d'exception », indiquant que tous les espaces de l'IMA, du parvis à la terrasse, seront dédiés au Maroc avec la participation de 700 artistes et la programmation d'une centaine d’événements. Toutes les générations, toutes les régions, tous les arts du Maroc contemporain seront représentés.



Lors de son discours inaugural, le Président de la République a souligné le fait que cette exposition est évidemment l’occasion de rappeler le prix qu’il attache à l’amitié entre la France et le Maroc, deux pays qui demeurent non seulement des partenaires d’exception, mais qui doivent aussi encore coopérer davantage dans tous les domaines humains, culturels, diplomatique, économiques et sanitaire. Le Président a dit combien il apprécie le travail des autorités marocaines pour promouvoir partout un discours de modération, de tolérance et de paix; combien la France et le Maroc ont aussi à coeur de favoriser la stabilité des pays qui font actuellement face à des mouvements terroristes : Nigéria, Libye, Niger.

Il conclut ainsi son discours : « C’est un jour où nous ne devrions parler que de beautés, de cultures, de civilisations, de partages, de solidarités et en même temps, nous ne pouvons rien ignorer des défis terroristes, économiques et sanitaires qui secouent notre monde. Mais la culture est aussi une réponse. Ce que vous montrez au Louvre, à l’Institut du Monde Arabe, c’est ce que l’Islam peut offrir de mieux au monde. Et ce que nous démontrons par les liens que nous avons noués depuis des générations c’est cette amitié indéfectible entre la France et le Maroc. Chaque fois que la culture, la création, l’amitié, la beauté se conjuguent, c’est aussi une réponse à l’intolérance, à la haine et à la barbarie » 



Un bel hommage rendu à un des fleurons culturels de notre arrondissement.












http://www.imarabe.org/exposition-ima-13685