James Joyce, écrivain britannique, cette plaque signalée par une lectrice, apposée rue du Cardinal Lemoine, le laisserait entendre. Les anglais incluent l'Irlande dans les iles britanniques, ce que les irlandais réfutent bien évidemment mais de là à s'approprier James Joyce ! Que les lecteurs d'Etienne mènent l'enquête. Question subsidiaire ? A-t-on le droit d'écrire une plaque et de la fixer contre un mur librement ?Pour un dialogue démocratique et social, respectueux de la liberté de chacun
mercredi 16 septembre 2009
James Joyce écrivain britannique !
James Joyce, écrivain britannique, cette plaque signalée par une lectrice, apposée rue du Cardinal Lemoine, le laisserait entendre. Les anglais incluent l'Irlande dans les iles britanniques, ce que les irlandais réfutent bien évidemment mais de là à s'approprier James Joyce ! Que les lecteurs d'Etienne mènent l'enquête. Question subsidiaire ? A-t-on le droit d'écrire une plaque et de la fixer contre un mur librement ?Une pétition est envoyée à Etienne
Cher Etienne,
J'étais hélas hors de Paris lors des deux dernières réunions de quartier. Avec plusieurs riverains de la rue St Victor, amoureux du Vieux Paris, nous avons vu surgir avec consternation les pancartes : le double escalier qui fait tout le charme de ce petit "village" allait être remplacé par des marches d'un seul tenant...
Nous regrettons de n'avoir pas découvert plus tôt votre site. Une pétition de personnalités du secteur est en cours. Elle sera remise à bientôt à M. Tibéri. En espérant qu'il ne sera pas trop tard pour sauver ce précieux patrimoine, nous vous remercions de votre attention. Francesca Yvonne Caroutch http://fcaroutch.free.fr
lundi 14 septembre 2009
Conseil de quartier Saint-Victor lundi 21 septembre
Quelles sont les priorités de l'arrondissement?
Alors que le centre médical de la Mutualité se bat pour survivre, le
Maire du 5ème arrondissement fixe comme ordre du jour du Conseil de
quartier Saint Victor
1) Réaménagement de l'escalier situé à l'angle de la rue Saint Victor et de la rue des écloles
2) Problèmes de circulation dans le quartier
3) Questions diverses
Ou Monsieur le Maire a oublié de tenir compte de la demande d'Etienne Dolet de dédier un conseil de quartier à la question du centre de la Mutualité et d'y inviter la Mairie de Paris et la FNMF ou la Mutualité fait partie des questions diverses !
Etienne Dolet"
Journée du patrimoine à l'Université Pierre et Marie Curie
Thématique 2009 : Un patrimoine ouvert à tous !
Trois des sites parisiens de l’UPMC vous accueilleront : le campus de Jussieu, le cloître des Cordeliers et l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Au programme :
- visites commentées de l’Atrium, du Campus et du cloître des Cordeliers
- ouverture exceptionnelle des collections de l’université, du musée Dupuytren et de la bibliothèque Charcot
- ateliers scientifiques
Et pour clore le week-end, venez assister à un spectacle poétique et acrobatique, le dimanche à 17h, sur le parvis du campus Jussieu.
Cette année, l’accent sera mis sur l’accessibilité des manifestations aux divers handicaps : visites commentées et ateliers scientifiques accessibles aux sourds, malentendants, déficients visuels et handicapés moteurs ; sensibilisation au handicap avec possibilité de visite en fauteuil roulant (prêt gratuit sur place).
Retrouvez l’intégralité du programme sur le site www.upmc.fr
mardi 8 septembre 2009
Avenir du cinéma La Clef
Un banc au jardin des Plantes
Il a une stature rabelaisienne, les cheveux longs, porte un large tablier vert, un gilet noir et une montre de gousset. Il fume la pipe et, comme qui sait manier la bêche, ne mâche pas ses mots : "Le Muséum est une danseuse pour l'Etat." Claude Bureaux, quarante-cinq ans de maison, dont vingt-trois ans en tant que chef jardinier, n'a "jamais vu autant de travaux" : le Jardin des plantes de Paris, classé monument historique, qui l'emploie, se refait une beauté. A grands frais. Comme les établissements placés sous la coupe du Muséum national d'histoire naturelle, le Musée de l'homme et le zoo de Vincennes (tous deux fermés pour rénovation). Des grands travaux qui courent jusqu'en 2017. Mais tout cela coûte cher. Très cher. On parle d'une enveloppe globale de 452 millions d'euros, dont 130 millions pour le Jardin et ses Galeries (herbier, minéralogie, paléontologie, etc.).
"Le Muséum s'est donc engagé, depuis trois ans, dans une démarche active de développement du mécénat", précise Florence Mahé-Dombis, la responsable des partenariats. L'idée du "Parrainez un banc" à l'anglo-saxonne vient de là. La campagne débutera le 7 septembre. Comme au Kensington Gardens de Londres ou à Central Park à New York - où l'"adoption des bancs" date des années 1980 -, le "parrain" aura une plaque à son nom sur "son" banc. Les 255 nouveaux bancs, en cours d'installation sous la double allée de platanes centenaires, sont à parrainer, individuellement, en famille, entre copains, au moyen de 1 800 euros par banc simple et 3 600 euros pour le banc double. L'emplacement est au choix (selon disponibilité) comme les quelques mots que chacun pourra graver sur le métal à côté de son nom.
Un concours a été lancé en 2006 pour la création d'une ligne de mobilier et de kiosques en harmonie avec le génie du lieu. En s'inspirant des squelettes de cétacés et dinosaures exposés dans les galeries du Muséum, les jeunes lauréats, Benoît Le Thierry d'Ennequin, Yves Pagès et Virginie Mira, de l'agence Explorations architecture, l'ont emporté. La découpe minimaliste au laser, le cintrage de l'acier, matériau durable et recyclable, ont fait mouche, ajoutant une note moderne à l'ancien Jardin du Roy.
Créé en 1640, dans l'esprit des Lumières, celui qui deviendra, à la Révolution française, le Jardin des plantes reçoit six millions de visiteurs par an. Son emplacement, au pied de la gare d'Austerlitz, entre la Seine et la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, est stratégique. Ce qui explique son vaste programme de restauration et d'entretien. Les quatre serres, fermées depuis 2004 - entièrement démontées -, devraient rouvrir au printemps 2010, après un investissement de 6 millions d'euros. En 2006, les allées du jardin, au béton défoncé, ont été réensablées comme autrefois, et le réseau d'adduction d'"eau de Seine" pour l'arrosage, qui datait de Napoléon III, est rénové : le tout pour 2,5 millions d'euros.
PHILTRE D'AMOUR
Dans le jardin de l'Ecole de botanique, rouvert, le repiquage des 3 000 plantes en plates-bandes devrait être achevé en avril 2010, avec panneaux didactiques. "L'objectif étant de montrer, à travers 200 familles parmi les plus représentées, la diversité des genres et espèces", précise Eric Joly, directeur du Jardin des plantes. On y vient identifier les fleurs ou écouter, gracieusement, "Les Propos de jardinier", in situ, chaque jeudi, d'avril à octobre, à 15 heures, distillés par les maîtres en art des jardins.
Il faut entendre Claude Bureaux, intarissable sur le potager destiné aux enfants, ou la mandragore utilisée comme philtre d'amour, et qu'il évite désormais d'étiqueter pour ne pas qu'elle soit volée. L'ancien chef jardinier l'affirme, septembre et ses asters et grandes sauges en fleur s'annonce somptueux.
Florence Evin
Article paru dans l'édition du 27.08.09. du Monde
mercredi 2 septembre 2009
Maison des Associations
· - Deux salles de 30 m2
· - Un bureau associatif de17m2
· - Un espace multimédia
L’équipe de la Maison des associations sera heureuse de vous recevoir et de vous informer sur la vie associative de l’arrondissement, vous accompagner dans vos démarches, vous conseiller pour créer votre association et monter vos projets.
Coordonnées utiles :
Maison des associations du 5e arrondissement : 4 rue des Arènes
Tel : 01 44 08 78 80
Fax : 01 43 37 33 02
Courriel : maison.asso.05@paris.fr
Le campus de Jussieu retrouve un phare dans la tempête de l'amiante
Une nouvelle mais modeste tour de quatre-vingt-dix mètres va s'élancer dans le ciel de Paris pour annoncer la rentrée universitaire. Nouvelle ? Pas tout à fait : c'est la fameuse tour Zamansky, qui sert de clocher administratif à la pépinière de scientifiques de Jussieu. Une tour désossée, désamiantée, transformée par de nouveaux vitrages et qui, dès le soir, sera autorisée à vibrer de lumières colorées. Un travail de rénovation conduit sous la direction adroite de Thierry Van de Wyngaert, le choix - très largement contesté et coûteux - ayant été fait de désamianter et restructurer l'ensemble plutôt que d'en construire un nouveau.
L'autre équipe choisie, celle du cabinet Reichen et Robert, connue pour intervenir avec doigté sur les cas difficiles, voire désespérés, s'est vu confier une partie des bâtiments d'enseignement. Mais on est loin du compte : avant même que l'ensemble de Jussieu soit achevé (le désamiantage n'est pas terminé non plus), l'ensemble des universitaires de Paris-Rive gauche a été achevé et accueille déjà l'essentiel de Paris-VI, qui se battait avec Paris-VII dans les murs délabrés de Jussieu. Paris-VII continue pour l'heure de jouer aux chaises musicales.
La métamorphose de la tour Zamansky, du nom du premier doyen de l'établissement, n'est donc qu'un entracte dans la longue et triste histoire du campus universitaire de Jussieu, l'une des aventures les plus caractéristiques des trente années d'après-guerre surnommées, pour l'architecture, les "trente peu glorieuses" - par opposition à l'euphorie qui marqua l'économie de la France à la même période. L'achèvement de la tour, d'où la vue sur Paris est l'une des plus belles qui soit, marque au moins un tournant optimiste en attendant que les autres bâtiments achèvent à leur tour leur mue.
Tandis que "Jussieu" est ordinairement détestée par les Parisiens, les historiens de l'architecture moderne révèrent comme l'Acropole cet ensemble de 230 000 m2 commandé par André Malraux à l'architecte Edouard Albert (1910-1968). Albert est un spécialiste des techniques de préfabrication, inventeur des structures tubulaires qui vont permettre de construire le mastodonte de Jussieu en un temps record : l'ambition de Malraux et de Zamansky est de faire de cette université l'égale des plus célèbres campus du monde, et ils sont pressés.
L'architecte est notamment l'auteur d'un immeuble de la rue Croulebarbe (1960), dans le 13e arrondissement, classé monument historique en 1993, surnommé tour Albert. Car la tour du campus ne peut être attribuée à notre véloce technicien : sa mort en 1968 conduit à faire revenir Urbain Cassan (auteur dans les années 1950 des 65 000m2 des "barres" construites le long de la Seine), René Coulon et Constantin de Gortchakoff.
Le projet d'origine d'Edouard Albert prévoyait à chaque étage un décalage des façades de six centimètres par rapport à la ligne des poteaux tubulaires, conférant à la tour un mouvement dynamique en spirale. Ce procédé présentait l'avantage d'alléger la tour, le dessous des dalles béton passant de 6 cm au 24e étage à 1,44 m au premier étage.
Ces sous-faces devaient comporter des fresques de Georges Braque (Les Oiseaux). Cassan, Coulon et Gortchakoff n'exécuteront pas le projet d'Albert, sinon son plan-masse carré, assez primaire, face à l'entrée de l'université. Le résultat se révéla sombre, sec comme un coup de trique, mais finalement dans la lignée du projet général : un "gril", quadrillage de bâtiments reliés par d'assez glauques rotondes.
L'atmosphère de l'après-1968 n'est sans doute plus celle de Malraux. Les budgets sont réduits et bientôt l'affaire de l'amiante, matériau choisi pour protéger le bâtiment du feu, viendra empoisonner, au propre comme au figuré, la vie des habitants du campus, soit quelque quarante mille étudiants et une dizaine de milliers de chercheurs. Celle aussi des ministres de l'éducation nationale et des doyens des universités : le clan Bayrou, favorable lorsqu'il était ministre à la préservation après désamiantage, l'emportera sur la vision d'Allègre, qui estimait que le désamiantage n'était pas nécessaire, sous réserve de travaux de sécurité. Une fois la préservation acquise, il fallait du même coup repenser la séparation de cet ensemble totalement coupé de la ville (à l'opposé des campus américains), dépourvu de vie propre et de la moindre pousse d'herbe (à l'opposé des campus chinois), surpeuplé, et sans bibliothèque digne de ce nom. Les études sont toujours en cours.
Pour la tour, premier élément rénové, Van de Wyngaert a cherché à retrouver l'esprit du projet originel d'Albert : les circulations lumineuses et lisibles autour du noyau central de béton, les bureaux orientés à l'est et à l'ouest pour bénéficier d'un meilleur éclairement, laissant au nord et au sud les salles de réunion. La surface utile restera limitée par le plan même de la tour, dont chaque côté mesure quelque 21 mètres, soit 450 m2 par étage. Le désossage du bâtiment a permis de découvrir la coupe étrange du noyau central, proche d'un caractère chinois : un graphiste malin a eu tôt fait d'en faire le sigle du bâtiment. Mais le plus subtil du travail aura été de retrouver, au moins de l'extérieur, ce sentiment de vrille que souhaitait donner Albert à l'édifice. Un léger décalage des faux plafonds, d'étage en étage, doublé d'un système d'éclairage, permet de retrouver, au moins de l'extérieur, ce sentiment de vrille.
Coût de la rénovation de la tour seule : 26 millions d'euros. Coût de son désamiantage préalable : 7,5 millions. En 1995, le coût prévu pour l'ensemble du désamiantage du campus avait été estimé à environ 700 millions de francs. Terminé aux deux tiers seulement, il devrait osciller, à la fin des travaux, entre 800 millions et plus de 1 milliard d'euros.
Quant à la fin des travaux de restructuration pour l'ensemble du site - aujourd'hui impossible à chiffrer et désespoir de tous les ministres successifs qui ont eu la responsabilité du dossier -, on la voit mal intervenir en 2016, comme le laissaient espérer les dernières prévisions jetées au vent. Restera alors à tirer les leçons des procédures engendrées par l'amiante, des rapports de la Cour des comptes, des déconvenues architecturales, et de la difficulté française à concevoir cet urbanisme universitaire qu'on appelle campus.
Frédéric Edelmann
