vendredi 8 mai 2009

un nouveau programme de soutien à la recherche

La Ville de Paris lance « Emergence(s) » afin de soutenir des jeunes chercheurs souhaitant développer de nouveaux axes de recherche. Son objectif est de financer durant 3 ans des
équipes de recherche qui proposeront des projets d’excellence à la frontière de
plusieurs disciplines.
Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation, de la recherche et des
universités déclare « la Mairie de Paris a voulu créer un programme innovant qui
favorise la prise de risque en matière de recherche : les critères retenus laissent une
grande liberté aux équipes candidates dans la construction de leur projet, la
procédure de choix sera rapide et le financement municipal pourra atteindre 100 000
€ par an sur trois ans. » Le Conseil Scientifique de la Ville de Paris apportera son expertise pour organiser l’examen des dossiers.

Dépôt des candidatures et règlement : uniquement sur www.recherche.paris.fr, à
partir du 5 mai 2009

Rencontre avec Michaël Edwards

Rencontre avec Michaël Edwards (poète, écrivain, en anglais et en français, Professeur honoraire au Collège de France) à l'occasion de la publication de son livre bilingue (anglais-français) A la racine du feu, traduction de Anne Mounic, aux Editions Caractères et de son livre de bibliophilie Paris-mémoire, 22 poèmes écrits en français sur Paris et enrichis de gravures de Catherine Hemery.

Jeudi 4 juin à 19h - Galerie des Editions Caractères - 7, rue de l'Arbalète 75005 Paris
Paris Cosmopolite - Ils aiment Paris et ils y vivent.
(Les intervenants seront précisés: contact avec France Culture).

Dimanche 7 juin à 17h - Ecole Normale Supérieure, Rue D'Ulm 75005 Paris.
Michaël Edwards Rencontre poétique avec sa traductrice Anne Mounic et le professeur Marc Porrée tous deux de l'université de Paris III Sorbonne Nouvelle (journalistes, musiciens).

mardi 5 mai 2009

Concert de l'orchestre junior Gabriel Fauré


Compte rendu du conseil de quartier Val de Grâce du 4 mai

Se peut-il que le Maire ait à cœur d’animer les Conseils de Quartier en offrant de quoi apprendre l’histoire du cinquième à ses administrés ? De la même manière que le Conseil du quartier Sorbonne avait débuté avec une conférence sur la Bibliothèque sainte-Barbe, objet de fierté du Maire, celui-ci débute à 18 h 40 par une conférence du Médecin-général du Val de grâce sur son établissement !

Un peu d'histoire
Nous avons donc droit à des diapos, des chiffres, des dates et l’historique du monument. –L’église est construite par Anne d’Autriche en action de grâce pour son premier né en 1638- dans un quartier où fleurissent les couvents : Ursulines, Feuillantines, Capucins et bénédictins. Mansart en est chargé mais il explose le budget et Le Mercier prend la suite. Autours de l’église, est installé un couvent. Le Val de Grâce n’est pas le premier hôpital militaire : les Invalides le précède en 1670, et le service santé de la marine à Rochefort en 1689. Il ne devient un hôpital et un centre de formation qu’en 1793. Depuis, il est lié à l’histoire de la médecine militaire.
Aujourd’hui, il comporte toujours l’église et le musée de la santé militaire (qui se visitent) et un hôpital de pointe ouvert aux civils comme au militaires et un étage pour les VIP de la République, couvrant 8 hectares. L’hôpital moderne a été inauguré en 1979…Pour en savoir plus vous pouvez aller le visiter –enfin pas l’hôpital mais le Val de grâce son musée, son cloître et son jardin, et vous y trouverez de la documentation.
Maintenant, l’assistance peut poser des questions.


Irruption de l'actualité
Le médecin général d’expliquer que pendant la guerre de Crimée on s’est rendu compte que les administrateurs civils des hôpitaux n’étant pas des médecins les géraient d’une manière incompatible avec l’exercice de la médecine et de l’enseignement. On a donc remis le pouvoir aux médecins : un médecin est à la tête de chaque hôpital militaire. Une dame en profite pour relever et demander ce que pense le médecin général de la nouvelle loi sur l’hôpital. Le militaire botte en touche, dit que le civil et le militaire ne sont pas la même chose, qu’il ne veut pas polémiquer et qu’il y a des endroits où ça se passe très bien mais voila qui est dit. Autre question suggère le maire...


Y-a-t-il des logements au Val de Grâce ? demande un membre du conseil.
Le maire a un grand sourire : il a toujours juré que non. Le médecin général répond qu’il sait que l’on croit savoir etc. Mais non, il n’y a que une ou deux chambre de bonnes sous le toit sans confort qu’occupent un ou deux officiers pour travailler. Le reste est occupé par quelques infirmières ou personnel administratif : des chambres qui en général sont prises pour un an pas plus…Non il n’y a pas la possibilité de loger des étudiants au Val de Grâce, non le Val de Grâce n’est pas une caserne.

D’autres questions permettent de découvrir que le Val de Grâce pratique la télé-médecine avec le monde entier, que des médecins viennent y étudier du monde entier, qu’il y existe un espace pour des expositions ayant un rapport avec l’art, la médecine ou l’histoire.

Une plaisanterie
L’adjoint du maire Monsieur Baetch tente une plaisanterie particulièrement appréciée : il demande la parole et annonce : « Je tousse, j’ai mal à la tête et de la fièvre, je rentre des Etats-Unis, que pouvez vous faire pour moi ? ». Rire général : Monsieur Baetch a le teint bronzé de retour de vacance. Le médecin général parle de la « pandémie » pour expliquer que cette affaire de grippe A n’en est pas une et que si il y a une épidémie en Europe, elle se produira en automne, le virus ayant la chaleur en horreur. L’heure tourne. Le médecin général a terminé sa conférence, les électeurs du 5eme se sentent mieux informés sur leur patrimoine. L’invité s’en va raccompagné par le maire. Pause.

Questions diverses
Il est 19 h 25, nous passons aux questions diverses. Retour au problème posé par les vibrations du RER. Une dame parle au nom d’une association qui s’est créée pour lutter contre cette nuisance particulière. Un autre représente les conseils de syndic des immeubles du bord du boulevard saint-michel. On sent une mobilisation. Le maire annonce qu’il a personnellement téléphoné au président de la RATP pour lui soumettre le problème : un conseil de quartier sera organisé en juin autours du problème posé par la nuisance du RER. La question qui demeure est : un ou deux conseils de quartier, on discute puis le principe d’un seul est adopté. Sur les problèmes posés par d’autres nuisances sonores comme les abords des cafés et restaurants, des conseils de quartier seront organisés à la rentrée : « Nous avons plusieurs années devant nous et nous en organiserons plusieurs chaque année» assure le Maire.

La représentante de « Art, Culture et Théologie » annonce qu'un déjeuner dehors sera offert le 7 juin à tous les citoyens du 5e pour le 500 eme anniversaire de la naissance de Calvin, rue Tournefort. Mais à qui doit-on s’adresser pour récupérer les chaises et les tables promises par le maire ?...L’affaire va être réglée auprès d’un huissier.

Les nuisances toujours : Au 163 du boulevard saint-Michel un Pizza Hut et un marchand de cycles encombrent le trottoir de leurs motos et empuantissent l’atmosphère de leurs gaz d’échappement. Les motos sont de plus en plus nombreuses, elles remplacent la voiture mais sont plus bruyantes et puantes, se plaint un citoyen. Elles se parquent n’importe où et disposent d’ailleurs de trop d’espace. Devant ces plaintes, le maire est désolé : la moto est utile mais il reconnaît qu’elle devient envahissante. Il se tourne vers la représentante du commissariat : elle viendra prochainement expliquer comment on peut résoudre le problème mais pas ce soir, pas le temps !

Un citoyen sourcilleux sur l’ordre juste des choses demande pourquoi, entre les rues Soufflot et Gay-Lussac, la rue Saint-Jacques n’est arrosée quotidiennement que du côté impair ! Un autre se plaint du nombre élevé de tournages dans le quartier, ce qui le condamne à aller se parquer loin de chez lui et attraper des amendes lorsqu’il faut dégager la rue pour le tournage. C’est promis, la voirie et la police répondront à toutes ces questions à un autre conseil. Un conseil se tiendra à la rentrée sur le sujet de la propreté…
Mais l’heure tourne. Il est 19 h 50, le Maire lève la séance.

lundi 4 mai 2009

Un conseil d'arrondissement sous tension

L'ambiance était tendue jeudi 30 avril 2009 en soirée à la Mairie du 5ème où se tenait le dernier Conseil d'arrondissement avant l'annonce du jugement du tribunal Correctionnel sur l'affaire des faux électeurs. Dans l’attente de ce verdict, la famille Tiberi était doublement sous pression après la remise des clés de la permanence de Jean Tibéri, rue Vésale qui faisait suite au jugement de la Cour d’appel de Paris.

En entrée, l’ordre du jour comportait une communication sur les comptes administratifs.

Il y avait matière à s’interroger sur le désir de fatiguer l'assistance car la lecture des comptes par Christian Saint Etienne faillit nous endormir. Peu d'explications, peu d'analyse, une litanie de chiffres, ce qui fit réagir les élus de l'opposition qui avaient lu le dossier. Ils posèrent des questions, la tension monta et l’assistance comprit que la soirée serait chaude.

Le point suivant concernait l'approbation, en urgence, des subventions pour pratiquement tous les cinémas d’art et d’essai de l’arrondissement (d’un montant total de plus de 500.000 euros).
Tous les élus cherchaient à en tirer bénéfice, d’un côté « c’est mon père qui a mis cela en place… », de l’autre côté « c’est nous qui avons augmenté les budgets… ».

Le plus important finalement est de préserver ces cinémas d'art et d'essai. Vu les sommes en jeu, il faudrait sortir de la profession de foi stéréotypée que l'on entend chaque année et avoir une idée d'ensemble sur l'étendue de cette politique culturelle, sur la fréquentation des salles, sur la typologie des spectateurs, sur l'existence ou pas de synergies avec les établissements scolaires et universitaires,.... En fait un vrai dossier qui permette de se rendre compte du véritable impact de l’argent des contribuables.

Enfin, le plat de résistance fut abordé.
L'opposition a présenté un voeu pour proposer que dans l'immeuble de la Rue Vésale, jusqu’alors occupé par la permanence du député Jean Tibéri et maintenant libre de toute occupation à la suite d’un jugement de la Cour d’appel de Paris, soit installé un centre d’hébergement d’urgence destiné aux personnes sans abri.
La majorité municipale au sein du conseil d’arrondissement a présenté un contre vœu demandant une concertation préalable à tout projet et dénonçant une décision déjà prise.

Mais l'introduction du sujet figea le Maire d’arrondissement quand l'opposition lut les attendus du jugement d'expulsion. Les faits sont pourtant assez simples :

1) Ce bâtiment n’a pas été loué à un parti politique mais personnellement au député Jean Tibéri ;

2) Le bail concernait 145 m2, mais en fait tout l'immeuble, d’une surface de 180 m2, était utilisé pour des activités politiques ;

3) De 1976 à 2002 le prix de location était « symbolique » (100 Francs par mois pour l’ensemble de l’immeuble) ;

4) En 2002 la Ville de Paris a proposé une nouvelle convention, fondée sur la valeur du marché et le respect de la législation relative à la transparence financière de la vie politique. Cette proposition a été refusée par le député du 5ème.

Naturellement la majorité municipale au sein de l’arrondissement crie au scandale, dénonce un bâillonnement de la démocratie à Paris, dénonce le favoritisme vis-à-vis du PS. Insinuations déjà entendues lors du Conseil de quartier Jardin des Plantes.

A cela, l'opposition au sein du conseil d’arrondissement répond que le PS dispose rue Saint Jacques d'un local « immense » de 20 m2 qui est loué à son nom et non pas à l’un des ses membre intuitu personae, au prix de 26.25 € du m2 soit plus du double de la proposition la plus chère faite par la Ville de Paris à Jean Tiberi pour l’immeuble de la rue Vésale.

La majorité face à la réalité des faits a d’abord persisté en poursuivant l’amalgame entre « local d’un parti politique » et « local utilisé à des fins politiques par un candidat ou un élu ». Ensuite, elle a déplacé le débat sur l'absence de concertation dans la prise de décision de création d’un accueil d’urgence pour les sans abris.

Avec surprise, elle poursuivit en évoquant les vertus de la démocratie participative et l'urgence de tenir un conseil de quartier.
Cette demande de concertation pourrait paraître démocratique si on ne se rappelait pas la réunion publique tenue sur le restaurant de la rue Santeuil et l'opposition violente qui avait été organisée.

D'autre part, il ne faudrait pas confondre conseil de quartier et réunion politique organisée.
Etienne Dolet a rapporté des expériences de démocratie participative où, dans d’autres communes ou d’autres arrondissements, les conseils de quartier présidés par un non élu, permettent à ses membres d’avoir un véritable pouvoir d'enquête et de proposition.

Il est déjà prévu que le prochain conseil de quartier du Jardin des plantes soit consacré à la problématique du boulevard Saint Marcel et des aménagements souhaitables. Nous pouvons d’ores et déjà parier que cette réunion va dériver et se transformer en réquisitoire contre ce projet de centre d’hébergement d’urgence.
Où sont les valeurs de solidarité de la France ? Où sont les élans du député Jean Tiberi demandant il y a quelques mois à ce que soit construit de nombreux lieux d'accueil pour les sans abri?
Occupons nous donc des sans-abri, mais comme nous avons déjà eu à le rapporter sur « Etienne Dolet », qu’ils restent en dehors de notre 5ème !

A la Mairie de Paris de trouver les modalités d'une information complète sur le projet et son intégration dans la vie de quartier.
Etienne Dolet propose qu’une commission mixte réunissant les membres du conseil de quartier (habitants, associations), les équipes en charge du suivi des sans abris, la direction des affaires sociales de la Mairie de Paris et un représentant de la majorité et de l'opposition dans le 5ème soit mise en place.

Derniers contre-feux de la majorité :

Un voeu sur le service minimum dans les écoles et sur l'incompétence des personnes assurant la surveillance des enfants à la cantine. Mais comment pourrait-on garder des enfants si en l'absence des professeurs la seule solution serait de recourir à ces personnes jugées incompétentes !


Un voeu sur les maisons de retraite et l’absence d’accueil prioritaire pour les habitants du 5ème ; avant de prendre position sur ce sujet l'opposition a souhaité connaître de manière détaillée les raisons des choix effectués au profit d'autres parisiens (urgence, rapprochement familial, .......). Il paraît bien étrange que la majorité du conseil d’arrondissement mette en doute les critères d’attribution des places en maison de retraite alors que pendant la précédente mandature elle a refusé la mise en place d’une commission pour l’attribution des logements et qu’elle continue à manager la commission mise en place comme un « domaine réservé » de même que la commission d’attribution des places en crèche !

Conseil de quartier Val de Grâce

Le Prochain Conseil de quartier Val de Grâce aura lieu le lundi 4 mai 2009 à 18h30 à la mairie du 5ème, 21 place du panthéon.
L’ordre du jour portera sur :
1. Le Val de Grâce, un patrimoine au service de la formation et des malades
2. Les questions diverses

dimanche 3 mai 2009

Jean Tiberi a remis les clefs

PARIS, 30 avr 2009 (AFP) - Le maire UMP du Vème arrondissement de Paris Jean Tiberi, condamné en appel comme "occupant sans droit ni titre", a rendu jeudi à la Ville de Paris les clefs de sa permanence rue Vésale (Vème), qui appartient à la Ville, a-t-on appris de sources concordantes. "Les clefs ont été remises ce matin par son fils Dominique Tiberi" a-t-on indiqué à la mairie de Paris. La Cour d'appel de Paris avait confirmé le 9 avril dernier la condamnation du maire UMP du Ve arrondissement pour l'occupation des locaux de sa permanence. Ce jugement établit que M. Tiberi "est en situation d'occupant sans droit ni titre des lieux et ordonne son expulsion, à défaut de départ volontaire", avait alors indiqué le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë. Selon la mairie de Paris, M. Tiberi a été condamné à payer 89.000 euros et à quitter les lieux. Il avait été condamné en janvier 2008 en première instance pour l'occupation "sans droit ni titre" des locaux de cette permanence installée depuis 1976 dans une ancienne centrale EDF. M. Tiberi refusait de payer le nouveau loyer augmenté, selon lui, "dans des proportions considérables". Une proposition de nouvelle convention lui avait été envoyée par la Ville en avril 2006 avec un loyer réévalué indexé sur le prix du marché, que Jean Tiberi n'avait pas retournée, selon la mairie. "Très fermement, nous allons protester contre l'attitude du maire de Paris, qui empêche l'opposition d'avoir des locaux", a affirmé jeudi M. Tibéri, interrogé par l'AFP. "Nous allons demander d'autres propositions, même modestes", a-t-il ajouté alors que le conseil d'arrondissement du Vème doit se réunir dans la soirée. Lyne Cohen-Solal (PS), sa rivale malheureuse à la mairie du Vème, a souligné pour sa part que "c'était sa permanence électorale pendant les dernières municipales, alors qu'il ne payait plus le loyer". La Ville a pour projet d'installer dans ces locaux un centre d'accueil pour les sans-abri. "Il faut au moins demander l'avis des habitants du Vème", a estimé M. Tibéri. jmg/paj/bg AFP

27 avril 2009 : Conseil de quartier Jardin des Plantes

L’unique question à l’ordre du jour de ce conseil de quartier concernait le devenir des locaux commerciaux actuellement vacants au 19-25 rue Geoffroy Saint Hilaire dans un immeuble géré par Paris Habitat. M.Claude MANTE, responsable de la gestion de cet immeuble au sein de Paris Habitat, est venu présenté l’avancement de ce dossier.

Il s’agit de la réaffectation des locaux laissés vacants par la fermeture de la station service Esso. La moitié du local est déjà louée à un médecin qui effectuera des examens IRM (ouverture prévue à l'automne). Pour l'autre moitié, des recherches sont activement menées pour trouver de préférence un fromager ou un poissonnier afin de ne pas créer une concurrence directe aux commerces qui subsistent dans la zone. L’étude de commercialité qui a été entreprise a également démontré qu’un commerce biologique pourrait s’installer en complément du 8 à Huit déjà présent.
Les recherches de candidats entamées avec les fédérations professionnelles, notamment celle des fromagers, et la Chambre de commerce et d’industrie de Paris n’ont pas encore permis d’obtenir une offre ferme et définitive.
Il est incontestable que la zone est difficile et que les prévisions de chiffres d’affaires issues de l’étude de commercialité restent modestes.

Face à cette situation, plusieurs intervenants dont les représentants des associations de commerçants souhaitent que Paris Habitat puisse faire des efforts financiers sur le montant du loyer (actuellement 2000 € par mois pour 165 m2) et sur le montant de la caution qui représente 12 mois de loyer contre 3 à 6 dans le parc locatif privé.

Le représentant de Paris Habitat exprime son accord pour envisager ce type d’aménagement dans la mesure où il s’agit d’accueillir un commerce traditionnel.

Il n’en demeure pas moins que la question de la dynamisation de cette zone pose problème et qu’il conviendrait de trouver des solutions pour la rendre plus attractive. Plusieurs éléments sont évoqués par les membres du conseil de quartier et par l’assistance :

· le stationnement est difficile dans cette partie de la rue Geoffroy Saint Hilaire alors que les stations Velib occupent beaucoup de place et qu’elles ne paraissent pas beaucoup utilisées. Des statistiques sur leur taux d’utilisation seront demandées et communiquées lors d’un prochain conseil de quartier. Tous les types de stationnement doivent être satisfaits tant pour les voitures, les vélos ou les motos ;
· l’absence d’ouverture dominicale des commerces, notamment des boulangeries, ne permet pas une bonne fidélisation de la clientèle ;
· une personne faisant remarquer avec justesse que l’assistance à ce conseil de quartier n’était pas particulièrement jeune et qu’il convenait de penser à cette partie de la population, elle en vient (sous la réprobation d’une partie de la salle !) à proposer de réfléchir à l’installation d’activités qui permettraient aux jeunes de se distraire ;
· profitant de la présence d’un responsable de Paris Habitat, une habitante d’un logement d’un bâtiment du parc locatif aidé de la rue Censier souhaite connaître le calendrier des travaux de réhabilitation qui a pris du retard. Il lui est répondu que ce retard est imputable aux exigences en matière de développement durable qui alourdissent les coûts et nécessitent un étalement plus important des programmes afin de respecter les budgets.


Les questions diverses sont ensuite évoquées :

· les habitants du 5ème arrondissement qui souhaitent rentrer dans une maison d’hébergement pour personnes âgées n’auraient plus la certitude, comme par le passé, de pouvoir le faire systématiquement dans le 5ème en raison d’un délai d’attente. Malgré le souhait des représentants de l’opposition municipale au sein de l’arrondissement qui considéraient que cette question méritait une étude plus approfondie, un vœu est adopté par le conseil de quartier sur le principe que les places d’hébergement du 5ème sont prioritairement affectées aux habitants du 5ème ;
· en ce qui concerne le restaurant de la rue de Santeuil, la question de trouver un autre local qui soit spécifiquement réservé aux personnes âgées est posée afin de leur éviter une cohabitation avec les SDF ;
· la fermeture des deux ludothèques qui existaient dans l’arrondissement est une nouvelle fois regrettée et le président de l’APEP 5ème souhaite qu’une nouvelle ludothèque puisse être installée rapidement ;
· la libération, à la suite d’une décision de justice, des locaux de la rue Vésale jusqu’alors occupés par la permanence de Jean Tibéri est évoquée et plusieurs habitants souhaitent obtenir des informations sur leur réaffectation en centre d’accueil pour les SDF et les mesures qui seront vis à vis de l’environnement de ce centre (écoles, jardins publics) ;
· les commerçants de la rue Mouffetard s’inquiètent des conditions de la gestion de la barrière qui rend cette voie piétonne afin que les responsabilités soient clairement établies entre l’association des commerçants et les services de police en cas d’accident.

Un prochain conseil de quartier Jardin des Plantes sera convoqué avant les vacances d'été, et aura pour thème l’aménagement du boulevard St Marcel.

Evènements locaux annoncés : la rue Mouffetard accueillera un festival de céramique les 6 et 7 juin 2009 et une brocante les 13 et 14 juin 2009.

mardi 21 avril 2009

Diparition de commerces dans le 5e

Un magasin HiFi-TV vient de fermer place de l'Estrapade. De nombreuses librairies ont fermé dans le quartier. Une 4e agence bancaire s'installe sur le côté sud de la rue Soufflot (devenue avec les années bien plus attractive que le boulevard Saint-Michel). Au total : BNP, CIC, Caisse d'épargne, et un 2e local de la Caisse d'épargne !

La Ville de Paris fait des efforts. Elle a acheté les murs de l'Estrapade et va le louer à une librairie à un loyer juste sous le prix du marche et à des conditions d'entrée très favorables. C'est la SEMAEST qui fait cette mission pour plus de souplesse. Elle a aussi acheté un local en haut de la rue Monsieur Le Prince. C'est bien, mais c'est toute l'orientation du quartier avec les étudiants qui s'en vont qui est à revoir.